Bêtes de science

By Futura

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Category: Nature

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Subscribers: 36
Reviews: 1

Ludo
 May 27, 2022
Excellent

Description

Bêtes de Science, un podcast family-friendly créé par Futura. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants en compagnie de Gaby Fabresse et Agatha Liévin-Bazin. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science !


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Episode Date
Le renard utilise le champ magnétique terrestre pour chasser
10:15

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du renard 🦊

Rusé et furtif, cet animal couleur de feu habite depuis des siècles nos contes et nos légendes, mais aussi nos forêts. Chapardeur de poulets, il est aussi un excellent chasseur de petits animaux sauvages, et pour mener sa traque à bien, utilise une propriété étonnante, invisible à nos yeux humains : le champ magnétique terrestre. Pour savoir comment les scientifiques l'ont découvert, rendez-vous cette semaine en République tchèque avec Gaby.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Suburban Honeymoon et Sunny Fifties, par Christian Larsenn

Anything is Right, par Giulio Fazio

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Gaby Fabresse

Montage : Sylvain Roche



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Aug 02, 2022
Certaines grenouilles aiment le jazz et d'autres le disco [REDIFF spécial été]
6:33

Dans cet épisode hors série de La Nature sur Écoute, pars à la rencontre d'un groupe de grenouilles d'Afrique occidentale et découvre que chez les batraciens aussi, la musique que l'on écoute est une affaire de goût.


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Pour aller plus loin :


Crédits :

Texte et voix : Elise et Pierre Kerner

Musique :

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Noire, par MusicByPedro

Zapsplat



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Jul 26, 2022
Le nécrophore enterre des animaux beaucoup plus gros que lui
10:21

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du nécrophore 🪲

Paré d'orange et de noir, ce coléoptère n'est pas un insecte comme les autres. Sa spécialité, c'est d'enterrer les morts, c'est même de là qu'il tire son nom. Oiseaux, souris, taupes : il creuse pour tous ces animaux beaucoup pour plus gros que lui des tombeaux qui lui serviront plus tard de garde-manger. Pour comprendre comment il s'y prend, et surtout pourquoi il s'adonne à cette activité, tu as rendez-vous en forêt, avec Agatha.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Morning Rhythm et Midnight Magic, par Rafael Krux

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Sylvain Roche



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Jul 19, 2022
La tortue géante a une mémoire d'éléphant
10:57

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre de la tortue 🐢

D'une lenteur légendaire on pourrait parfois penser que son cerveau, lui aussi, tourne au ralenti. Et pourtant, cette force de la nature, capable de vivre jusqu'à 200 ans, est loin d'être la plus mauvaise dans la course à l'intelligence. Les chercheurs ont ainsi démontré que la mémoire de la tortue géante était merveilleusement développée, lui permettant d'accomplir de longs voyages sur les îles dont elle est originaire. Alors cette semaine, rendez-vous au zoo de Vienne, où Gaby te propose d'assister à une expérience étonnante.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

A charming day - Albert Behar

Funny in France - Jonny Boyle

Happy like Larry - Jonny Boyle

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Gaby Fabresse

Montage : Sylvain Roche



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Jul 05, 2022
Le grand méchant loup n’est pas si grand… ni si méchant
16:10

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du loup 🐷

Le grand méchant loup hante nos contes et légendes depuis la nuit des temps. Mais si, par le passé, le loup a pu être un prédateur pour l'Homme, depuis bien longtemps, cette relation s'est inversée. Traqué, chassé, repoussé, cet animal incompris a frôlé l'extinction et souffre encore aujourd'hui d'une mauvaise réputation. Pourtant, ce n'est qu'en apprenant à le connaître que nous arriverons à mieux cohabiter avec lui. Cette semaine, tu voyages dans les Alpes avec Agatha pour découvrir la vie de cette créature hautement intelligente.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Sugar Fairies, par Rafael Krux

Les Yeux Bleus, par Albert Behar

Anything Is Right, par Giulio Fazio

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Sylvain Roche



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Jun 21, 2022
Le cochon sait jouer aux jeux vidéo
8:57

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du cochon 🐷

On dit souvent qu'il mange comme un porc ou qu'il vit dans une véritable porcherie, mais le cochon est moins sale et moins bête qu'on voudrait le penser. Doté d'une excellente mémoire, d'empathie et d'une grande intelligence, cet animal est plein de surprises, et a même appris à jouer aux jeux vidéo. Cette semaine, tu pars à la ferme avec Gaby pour écouter ce qu'il a à te dire.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Cinematic Suspense Series Episode 008, par Sascha Ende

Through The Forest, par Hartzmann

Pluck The Strings, par Giulio Fazio

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Gaby Fabresse

Montage : Sylvain Roche



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Jun 07, 2022
La pieuvre mimétique sait imiter plus de 15 animaux
13:03

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre de la pieuvre mimétique 🐙

Imitateur de talent, ce poulpe découvert il y a peu de temps par les scientifiques possède plus de 15 animaux à son répertoire. Serpent, méduse, éponge, poissons, grâce à son corps capable de gonfler, de se contracter ou encore de changer de couleur, il sait se faire passer pour toutes sortes de prédateurs, le tout avec une bonne dose d'intelligence. Cette semaine, rendez-vous donc en Indonésie pour une plongée avec Agatha.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

La Vita Bella, par Albert Behar

Getting To The Bottom Of It, par Fernweh Goldfish

Silver Lake, par Rafael Krux

Cheeky Chops, par All Good Folks

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Emma Hollen



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May 24, 2022
[REDIFF] Les abeilles ont développé leur propre wifi
5:56

C'est la journée mondiale des abeilles ! L'occasion de les observer de plus près !

Nous devons tellement à ces minuscules créatures ailées : miel, fleurs, ou tout simplement nourriture. Mais savez-vous qu'au-delà d'être des ouvrières hors pair, ces membres du sous-ordre des hyménoptères sont également redoutablement intelligentes ? Tenez, pour l'illustrer, nous vous proposons de découvrir l'étonnant système de télécommunications qu'elles ont inventé, dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Pour aller plus loin :


Musique :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Light Piano Waltz, par MusicLFil

Verano Sensual, par Kevin McLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license



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May 20, 2022
La fourmi : agricultrice, boulangère, soldate, chirurgienne...
15:17

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre de la fourmi 🐜

Héroïne du monde des insectes, son intelligence le dispute à ses nombreux talents. Éleveuses de pucerons, cultivatrices de champignons, tisseuses de feuilles, boulangères ou encore chirurgiennes de guerre, les fourmis mènent leur colonie de main (ou de patte) de maître, avec une organisation sociale hautement complexe et efficace. Récemment, un scientifique leur a découvert un tout nouveau savoir-faire alors qu'il observait une guerre farouche entre fourmis et termites. C'est donc en Côte d'Ivoire que tu pars cette semaine, aux côtés de Gaby.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Carefree In France, par Jonny Boyle

La Chevauchée des Walkyries, par Richard Wagner

Odyssey et Big Drumming, par Kevin MacLeod

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Gaby Fabresse

Montage : Emma Hollen



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May 10, 2022
Science ou Fiction, le podcast de debunking par Futura
0:28

Science ou Fiction, c'est le nouveau podcast de debunking signé Futura.

Les poissons ont-ils vraiment mauvaise mémoire ? Edison a-t-il bel et bien inventé l’ampoule ? Est-ce que que les sabres laser pourraient vraiment exister ? Chaque semaine, on s’attèle à une croyance qui a la peau dure et qu’on démêle ensemble le vrai du faux.

Rendez-vous sur vos plateformes audio préférées pour découvrir et vous abonner à Science ou Fiction, votre dose hebdomadaire de science et d’humour.


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May 04, 2022
Le coucou pond ses œufs chez les autres
12:51

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du coucou 🐦

Tu as peut-être déjà entendu parler de cet oiseau pas très poli, qui va pondre ses œufs dans le nid des autres. Dès qu'il éclot, l'oisillon se débarrasse des autres bébés de la couvée et s'accapare les soins de ses parents adoptifs. Mais savais-tu que les coucous étaient capables d'imiter les œufs de plus d'une centaine d'espèces ? Cette semaine, pars à la découverte de son intelligence avec Agatha.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

The Path Of The Goblin King et A Silver Flame, par Kevin MacLeod

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script et voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Emma Hollen



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Apr 28, 2022
Le lapin n'est pas si crétin
13:02

Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre du lapin de Garenne 🐰

Cet animal mignon avec ses longues oreilles, son petit museau et ses grands yeux est loin de mériter sa réputation de lapin crétin. En témoigne sa capacité à s'adapter à tous les coins du monde où il a été introduit. Mieux encore, on a découvert qu'il aimait se détendre en écoutant de la musique. Cette semaine, Gaby t'emmène à sa découverte.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

A Charming Day et La Valse De l'Amour, par Albert Behar

Old Time Fun, par Sky Toes

Carefree in France, par Jonny Boyle

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

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Crédits :

Script et voix : Gaby Fabresse

Montage : Emma Hollen



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Apr 15, 2022
Les scinques se reconnaissent en tirant la langue
8:53

Dans ce nouvel épisode, partons à la rencontre du scinque, pas le chiffre, mais le lézard 🦎

Ce petit reptile en forme de boudin ne paye pas de mine comme ça, avec son gros ventre et ses petites pattes. Mais comme beaucoup d'animaux, plus les scientifiques l'étudient, plus ils s'aperçoivent que ses compétences sont nombreuses et surprenantes. Savais-tu par exemple que le scinque peut reconnaître les membres de sa famille en tirant la langue ? Agatha t'explique comment il s'y prend !


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Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Sneaky Snitch et Accralate, par Kevin MacLeod

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat

BBC Sounds


Crédits :

Script : Agatha Liévin-Bazin

Voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Emma Hollen



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Mar 28, 2022
Les dauphins s'appellent par leurs prénoms
10:28

Dans ce nouvel épisode, partons à la rencontre du futé dauphin 🐬

Joueur et curieux, il est l'un des animaux préférés des humains, qui rêvent d'aller se baigner avec lui. Mais le plus étonnant, c'est le langage complexe qu'il a développé avec ses congénères. Savais-tu par exemple qu'ils s'appelaient par leurs prénoms ?


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Recollection, par Lilo Sound

Rivers Of The Sky, par Rafael Krux

German Beauty, par Sascha Ende

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

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BBC Sounds


Crédits :

Script : Gaby Fabresse

Voix : Gaby Fabresse

Montage : Emma Hollen



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Mar 15, 2022
Le coyote fait équipe avec le blaireau pour chasser
10:20

Dans ce nouvel épisode, partons à la rencontre du coyote 🐺

Hurlant à la Lune, vivant aussi bien en meute qu'en solitaire, le coyote est un personnage central des mythes et légendes amérindiens. Rusé, fripon, il s'illustre par son intelligence qui s'exprime parfois de manière bien surprenante, comme lorsqu'il fait équipe avec un partenaire inattendu pour mener ses parties de chasse : le blaireau ! 🦡 


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Hot Rod and Reel!, par Milt Franklyn

Sunrise Samba, par Jonny Boyle

Night Of The Owl, par Kevin MacLeod

Days Of Change, par Simon Folwar

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

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Crédits :

Script : Agatha Liévin-Bazin

Voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Emma Hollen



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Mar 01, 2022
L'ours brun aussi utilise des outils ! [Rediffusion]
5:39

À l'occasion de la journée mondiale pour sauver les ours, (re)découvrez notre épisode de Bêtes de Science sur l'intelligence étonnante de l'ours brun ! 🐻


Ancien roi des animaux, l'ours brun continue d'occuper une place privilégiée dans le paysage de notre enfance. Ce gros animal peluche est loin d'être un benêt, une boule de poils paresseuse qui ne se lève que pour piquer un peu de miel dans les ruches. Son comportement social est riche et complexe, et il sait même se servir d'outils. Découvrez pourquoi Baloo se gratte contre les arbres et quelle astuce l'ours a trouvé pour véritablement apaiser ses démangeaisons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Musique et bruitages :

Silly Intro, Fantasy Ambience, et Freedom, par Alexander Nakarada

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Piccolo and a Cane, par TeknoAxe

Wat Dat Dee, par Smooth Sounds

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Feb 21, 2022
Le bousier navigue grâce à la Voie lactée
8:50

Dans ce nouvel épisode, partons à la rencontre de l'étonnant bousier 🪲

Ce rouleur de boulettes d'excréments n'est pas seulement une force de la nature, il est aussi un jardinier hors pair et un grand poète. En effet, pour s'orienter, les scientifiques ont découvert qu'il se sert de la Voie lactée.


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Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Window Shopping, par Christian Larssen

Peruvian Highlands, par Fernweh Goldfish

Peace in Nebula, par MusicLFiles

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat


Crédits :

Script : Gaby Fabresse

Voix : Gaby Fabresse

Montage : Emma Hollen



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Feb 15, 2022
Le corbeau calédonien fabrique sa propre caisse à outils
9:33

Dans ce nouvel épisode, partons en Nouvelle-Calédonie à la rencontre du corbeau calédonien 🪶

Ce cousin des corneilles à l'air malicieux est devenu une star chez les scientifiques après que l'on a découvert qu'il savait se servir d'outils pour chasser les larves. Mieux encore : il les fabrique !


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Musique et bruitages :

Clapping Hands, par Frank Schröter

Tikopia et Sneaky Snitch, par Kevin MacLeod

Promenade Rag, par Giulio Fazio

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat


Crédits :

Script : Agatha Liévin-Bazin

Voix : Agatha Liévin-Bazin

Montage : Emma Hollen



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Feb 01, 2022
L'éléphant comprend les langues humaines (Bêtes de Science, nouvelle formule !)
9:25

Bienvenue dans Bêtes de Science, nouvelle formule ! Le podcast family-friendly pour partir à la rencontre des animaux du monde entier et découvrir leurs super-pouvoirs ainsi que les clés de leur intelligence.

Pour ce premier épisode, nous nous intéressons à l'éléphant 🐘

Sous ses airs de colosses un peu pataud, ce pachyderme cache une profonde intelligence et un cœur au moins aussi grand. Saviez-vous notamment qu'il était capable de comprendre le langage des humains ?


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Musique et bruitages :

Clapping Hands et African Drums, par Frank Schröter

Silver Flame, par Kevin MacLeod

Cheeky Chops, par All Good Folds

Freedom, par Alexander Nakarada

Zapsplat


Crédits :

Script : Gaby Fabresse

Voix : Gaby Fabresse

Montage : Emma Hollen



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Jan 18, 2022
Koko, la gorille qui savait parler la langue des signes
5:02

Koko a touché tous ceux et celles qu'elle a rencontrés, et bien plus de monde encore. Cette gorille au grand cœur élevée par des chercheurs de San Francisco a su démontrer au cours de sa vie l'intelligence des grands singes, notamment à travers son usage de la langue des signes, qu'elle apprend au contact de Penny Patterson. Aujourd'hui, nous lui rendons hommage dans Bêtes de Science.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada


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Crédits :

Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

Voix : Marie Treibert

Montage : Emma Hollen



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Dec 21, 2021
Cette jeune orque essaie de parler comme un humain !
5:02

L'orque est animal aussi fascinant que redouté. Cette super-prédatrice mangeuse de phoques est dotée d'une intelligence remarquable, et notamment d'une culture linguistique qui lui permet de transmettre son savoir de génération en génération. C'est grâce à ce talent que des chercheurs lui ont d'ailleurs appris à s'exprimer comme un humain.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Mini Fairytales Theme, par Sascha Ende®

Cheeky Chops, par All Good Folks (Code de licence : ZKP9R9ABD15HF4D1)

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Crédits :

Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

Voix : Marie Treibert

Montage : Emma Hollen



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Dec 07, 2021
Ces cacatoès qui fabriquent des couverts pour manger
6:30

Il est parfois caractériel, bruyant, chaotique, mais on ne peut s'empêcher d'être attirés par sa personnalité extravagante. Le cacatoès est parfois surnommé le plus humain de tous les oiseaux et son intelligence surprend continuellement les chercheurs qui l'étudient. En Indonésie, certains d'entre eux ont appris à fabriquer et utiliser des couverts dans la nature durant leurs repas...


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

The Funny Bunch, par Giulio Fazio (Code de licence : 3NPEAJSGBWO4OUNQ)

Carefree in France, par Jonny Boyle (Code de licence : TKXFEJ7DXQC6RNTV)

Cheeky Chops, par All Good Folks (Code de licence : ZKP9R9ABD15HF4D1)

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Crédits :

Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

Voix : Marie Treibert

Montage : Emma Hollen



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Nov 23, 2021
Ces rats qui s'éclatent à cache-cache avec les humains
5:21

Le rat ne mérite pas sa mauvaise réputation. Propre, intelligent, fidèle et affectueux, il pourrait devenir le nouveau meilleur ami de l'Homme si on lui laissait une chance. Dans les labos, certains s'amusent même à jouer à cache-cache avec les chercheurs en poussant des cris de joie.


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Pour aller plus loin :


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Sneaky Snitch, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Funny in France, Jonny Boyle

Code de licence : EEI7JH9NIVLVHC2S

Zapsplat


Crédits :

Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

Voix : Marie Treibert

Montage : Emma Hollen



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Nov 09, 2021
Le gobie, un poisson qui saute, marche et grimpe aux arbres
5:17

Il n'a pas l'air très aimable, mais ne vous fiez pas à son air ronchon. Alpiniste, marcheur, sauteur, le gobie passe la grande partie de son temps... hors de l'eau ! Et comme si ça ne suffisait pas à impressionner les curieux, il est également bigrement intelligent.


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Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Cinematic Suspense Series Episode 008, par Sascha Ende©

Jack The Lumberer, par Alexander Nakarada

True Detective, par Brian Holtz

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

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Crédits :

Script : Nathalie Mayer, Marie Treibert, Emma Hollen

Voix : Marie Treibert

Montage : Emma Hollen



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Oct 26, 2021
Le diamant mandarin, une machine à pouêts ultra sociale
3:57

Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.


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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit oiseau bavard et drôlement malin.

Expressif, joyeux, vif et sociable ; s'accommodant aussi bien des plaines broussailleuses de son Australie natale, que des marais, des montagnes, des parcs ou des jardins ; vous l'aurez compris, le diamant mandarin est un oiseau plutôt facile à vivre. On le retrouve même dans les villes, où l’action des humains a complètement chamboulé le travail de la nature. 

Ce petit volatile au bec rouge vif et au plumage élégant, tacheté de blanc, ne dépasse guère les dix centimètres et ne pèse pas plus de quinze grammes à l’état sauvage. Un poids plume au comportement attendrissant, car chez lui, les mâles et les femelles forment des couples inséparables, liés à la vie, à la mort.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule relation que le diamant mandarin entretient, car il est un animal social, très social. On le retrouve généralement dans des colonies pouvant atteindre entre 50 et 350 individus ! Et avec autant de monde dans un seul groupe, il est nécessaire de faire preuve d’un peu d’organisation. Il existe donc des arbres sociaux, pour discuter, des arbres de séduction, pour les parades, des nids pour rester au chaud et des nids pour abriter les œufs, mais ce n’est pas tout. Notre oiseau est également très doué pour identifier les voix de ses congénères dans la foule.

Les propriétaires de diamants mandarins apprivoisés le savent : le petit animal en a dans le coffre. Les mâles du moins, car les femelles, elles, ne chantent pas. Chaque mâle possède son propre chant, une série de bips, de boops et de pouêts ressemblant à un orchestre de jouets pour chien. Écoutez plutôt. [Chants de diamants mandarins.]

Ces mélodies uniques sont très pratiques pour reconnaître le chanteur qui les produit. Mais même avec cette aide mnémotechnique, le diamant préfère s’appuyer sur la signature vocale de ses pairs, leur voix. C’est un peu comme si votre oncle Norbert chantait toujours la même chanson, mais que vous reconnaissiez sa voix même s’il se mettait soudainement à parler de la dynamique des fluides non-newtoniens ou de la culture du coquelicot au XVe siècle, en somme.

Des chercheurs de l’université de Berkeley ont fait l'éclatante démonstration de cette compétence à la fin de l’année 2020. Menée sur 38 individus en captivité, l’expérience a révélé que les diamants mandarins sont capables de mémoriser « la voix » de près d'une cinquantaine de leurs congénères à la vitesse de l’éclair. Et, excusez du peu, de toujours s’en souvenir un mois plus tard ! Les scientifiques ont été tellement surpris qu’ils ont eux-mêmes admis qu’ils n’avaient pas préparé assez de chants à tester. D’après eux, la capacité de mémorisation de leurs sujets pourrait s’étendre plus loin encore que ce que leurs résultats révèlent. Pas mal, étant donné que l’on pensait au départ que seuls les humains étaient capables de ce type de performances. Alors, pas si bête le diamant mandarin !

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Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

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Funny in France, par Jonny Boyle

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Oct 12, 2021
L'orang-outan, ce grand imitateur
4:58

Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.


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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un singe iconique et plutôt unique en son genre.

Orang-outan. En voilà un drôle de nom, même pour un singe. Mais si vous parlez un peu malais – qui sait – vous savez déjà qu’il ne lui a pas été donné par hasard. Car en Malaisie, où le grand singe survit encore, orang hutan signifie « peuple de la forêt » ou « homme de la forêt ». Eh oui, avec sa carrure imposante, ses grands bras à la fourrure orangée et son regard expressif, l’orang-outan a décidément quelque chose d’assez… humain. Bon, pas complètement bien sûr. Pour sa part, il a plutôt choisi d’élire domicile dans les arbres, où il se délecte de fruits, de feuilles et d’insectes. La belle vie me direz-vous ! Eh bien pas vraiment en fait. Parce que si, autrefois, l'orang-outan prospérait sur l'ensemble du continent asiatique, il n'est aujourd'hui plus présent à l'état sauvage que sur deux petites îles : celles de Sumatra et de Bornéo. Au point qu’aujourd’hui il survit plus qu’il ne vit. Et comme toujours, ce sont les activités humaines qui sont responsables de sa lente disparition. Le découpage et la destruction de son habitat, la forêt tropicale, servent à la culture de la tristement fameuse huile de palme, mais aussi à l'exploitation minière ou la construction d'infrastructures. Il est aussi chassé et parfois vendu, et bien sûr, c’est une des nombreuses victimes du réchauffement climatique, qui a un impact négatif sur ses forêts et sur la quantité de nourriture qu’il y trouve.

Un sort bien triste que nous réservons à cet animal pourtant très intelligent. Car, derrière son aspect débonnaire se cache un grand singe particulièrement futé, capable de résoudre des problèmes plutôt complexes. Tenez, il y a quelques années, des chercheurs ont tenté de le mettre à l’épreuve . Ils ont placé des individus en captivité face à des tubes de verre remplis d’eau. À leur surface flottaient de délicieuses arachides, friandises irrésistibles pour les orangs-outans, clairement visibles, mais aussi clairement inaccessibles à portée de doigts. Qu'à cela ne tienne, pour les extraire, les singes ont trouvé la solution : aspirer de l'eau dans leur bouche et la recracher dans les tubes pour faire monter le niveau jusqu’à pouvoir se saisir de la succulente récompense.

Bien sûr, l'orang-outan n'est pas le seul animal à savoir utiliser des outils ou des astuces de ce genre ! Mais ce grand animal orange pousse ses compétences un peu plus loin que les autres. Et pas seulement grâce à son pouce opposable – comme le nôtre – qui lui permet de se saisir et de manipuler facilement toutes sortes d'objets. Il doit aussi son talent à sa capacité d’observer finement son environnement.

Dans les zoos et autres sanctuaires, les éthologues – les scientifiques qui étudient les animaux – ont constaté que ce grand singe aime prendre le temps d'étudier le comportement des autres, y compris celui des êtres humains. Une habitude qui permettrait d’enrichir le répertoire de ses savoir-faire. Il paraîtrait même que certains se sont mis à se brosser les dents ! Mais l’orang-outan n’excelle pas que dans l’imitation, il est aussi capable de tirer ses propres conclusions.

Des chercheurs allemands ont ainsi soumis des singes des zoos de Leipzig et de Zürich à un petit test, en leur donnant des noix dures, des branches qu'ils pourraient utiliser comme des marteaux et un bloc de bois qui pourrait servir d'enclume. Les orangs-outans les plus âgés ont peut-être choisi de compter sur leurs dents pour casser les noix, mais les autres ont spontanément utilisé les outils à leur disposition, avec succès !

Ainsi, les orangs-outans seraient-ils capables d'apprendre par eux-mêmes un comportement aussi compliqué que celui d'utiliser non pas un mais une combinaison de deux outils pour arriver à leur fins. Une nouvelle preuve que ce grand singe pas comme les autres mérite bien mieux qu’une triste existence dans une forêt menacée. Alors, pas si bête l’orang-outan !

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Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

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Fuzzball Parade, par Kevin MacLeod

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Sep 28, 2021
Cet oiseau mexicain s'est mis à la cigarette
4:57

Le roselin du Mexique est un oiseau extrêmement adaptable. Introduit plus ou moins accidentellement en Amérique du Nord, il y prospère aujourd'hui aussi bien dans la nature que dans les villes, au point que même nos déchets ont trouvé une utilité dans sa vie quotidienne.


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Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui a su transformer nos déchets en véritables produits miracles.

On l’appelle Haemorhous mexicanus, carpodaque ou encore roselin du Mexique. Son plumage pourrait être banal, proche de celui du moineau, mais il se distingue par une tache rouge intense, comme si notre petit oiseau s’était pris un pot de peinture dans la tête ou qu’il avait participé à la Holi, cette hindoue où l’on s’envoie des poudres de couleurs vives dans le visage.

Ce passereau est originaire du Mexique, comme son nom l’indique, mais on le trouve aujourd’hui partout en Amérique du Nord. En effet, dans les années 40, il est importé et vendu illégalement sous le nom de « roselin d’Hollywood » aux États-Unis, où il connaît un grand succès commercial. La loi finit cependant par rattraper les propriétaires et les vendeurs d’oiseaux qui décident de relâcher leur marchandise dans la nature plutôt que de risquer l’amende. Mais ce genre d’acte a toujours des conséquences sur la nature.

Résultat : le carpodaque se diffuse sur un vaste territoire dont il n’était pas originaire mais où il prospère pourtant encore de nos jours, et se porte plutôt bien. Il est même devenu une source d’alimentation importante pour les prédateurs et un disséminateur des graines bénéfique pour la flore locale. Très sociable, il réside aussi bien dans la nature que dans les villes, où il investit les nichoirs avec sa moitié. Car le roselin du mexique est monogame, et pour séduire sa dulcinée, il réalise une parade nuptiale impressionnante, avec pour point culminant une figure que les chercheurs ont baptisée le « vol du papillon ». Durant celle-ci, le mâle monte en vol à une altitude de 20 ou 30 mètres puis redescend lentement jusqu'à son perchoir en chantant gracieusement pour sa douce. Un grand romantique ce petit oiseau !

Mais s’il nous intéresse aujourd’hui, ce n’est pas tant pour ses talents d’artiste aérien que pour son intelligence. Une intelligence qui lui a permis de s’adapter merveilleusement au monde des humains et de tirer des bénéfices de nos déchets les plus dégoûtants comme… les mégots de cigarette.

En effet, les chercheurs ont constaté que les roselins vivant en ville ont pour habitude de compléter la construction de leurs nids avec quelques mégots savamment disposés : parfois plus d’une dizaine d’entre eux, parfois simplement un filtre ou deux, décortiqués de leur papier. Mais pourquoi donc remplir sa maison de ces détritus qui, disons-le franchement, ne sentent pas très bon ? Vous devinez ?

Une équipe de scientifiques de l’université du Mexique s’est penchée sur la question et a découvert que cette pratique permettait d’éloigner les parasites, et en particulier les redoutables tiques qui aiment sucer le sang des oiseaux et s’attaquer à leurs plumes. En effet, chimistes amateurs ou pas, les roselins ont bien compris que la nicotine agit comme un insecticide très efficace – tant et si bien d’ailleurs que les néonicotinoïdes sont aujourd’hui tristement célèbres pour leur impact délétère sur les populations d’abeilles.

Malheureusement, cette idée brillante s’accompagne d’un effet secondaire plutôt problématique pour les oiseaux, car on connaît les composants néfastes de la cigarette. Des études ont confirmé que ces produits chimiques interfèrent avec la division cellulaire. Dit plus simplement, bien que les mégots les protègent des parasites, ils pourraient bien aussi avoir un effet négatif sur la santé des oisillons à mesure qu’ils grandissent. Les scientifiques ignorent encore si les oiseaux n’ont pas conscience de ce phénomène ou s’ils estiment que le jeu en vaut malgré tout la chandelle. 

Quoi qu’il en soit, force est quand même de reconnaître que ce petit passereau en a dans la cervelle. Capable de comprendre le pouvoir invisible des objets que nous jetons dans les rues, il sait les utiliser à son avantage et nous montre au passage que si le recyclage est à la portée des oiseaux, il est à la portée de tous. Alors, pas si bête, le roselin du Mexique !

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Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Sardana, par Kevin MacLeod

Cinematic Suspense Series Episode 009, par Sascha Ende®

Creations, par Rafael Krux

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Sep 14, 2021
Hans le Malin, le cheval qui savait compter
5:46

Dans nos légendes comme sur les routes, le cheval nous accompagne depuis très longtemps, mais un nom en particulier a marqué les esprits : celui de Hans le Malin, le cheval qui savait compter. Comment s'y prenait-il ? Vous le découvrirez en écoutant ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’un de nos plus anciens compagnons de voyage.

Les légendes de nos régions racontent parfois des histoires à glacer le sang, surtout sur le cheval. En Alsace, on murmure qu'il est l'animal du diable, celui qui bouscule les voyageurs solitaires. En Provence, on rapporte qu'il erre dans les rues, la nuit, pour enlever les enfants imprudents. Et en Normandie, on se méfie de sa capacité à hypnotiser les humains, car on raconte que beaucoup auraient ainsi été attirés vers la mer, sans jamais pouvoir en revenir.

Pourtant, presque à l'image du chien, le cheval entretient avec l’humain des relations très étroites, tissées au fil de millénaires d'aventures partagées. D’ailleurs, il est, lui aussi, capable de communication interspécifique, c’est-à-dire d’échanger avec des animaux n’appartenant pas à son espèce. En l’occurrence, nous. Eh oui, n’oublions pas que nous sommes des animaux ! Le cheval est capable d’attirer notre attention sur quelque chose, d’exprimer certains de ses états par le regard, de reconnaître des visages, de lire des émotions, ou encore d'apprendre à désigner des symboles pour s'exprimer. Certains cavaliers ont même remarqué que leur cheval avait appris à ouvrir les portes en les observant, afin d’aller dérober une petite friandise cachée à l’intérieur d’un box ou d’une maison. Bref, cet animal est doté de compétences cognitives sociales impressionnantes. Mais attendez la suite, car pour vous le prouver, voici l’histoire d’un cheval qui mérite bien son nom : Hans le malin.

Ce sympathique équidé se fait connaître au tout début du XXe siècle. On parle de lui dans toute l'Europe, et même aux États-Unis, c’est une vraie superstar. Mais pourquoi ? Eh bien, si l’on en croit ce qu’il se dit, Hans est capable de résoudre des problèmes mathématiques. Bon d’accord, plus précisément, il sait faire des additions et des soustractions. Mais c’est déjà pas mal pour un cheval !

Imaginez. Au milieu d’une foule de badauds ébahis, Hans se tient devant une table de fortune montée sur des tréteaux, où se dressent quatre bâtons de bois. Son maître William Von Osten, un ancien professeur de mathématiques allemand, soulève alors une boîte, révélant deux autres bâtons et lui demande : « Combien font deux plus quatre ? ». Alors que le public retient son souffle, Hans tape du sabot sur le sol, une fois, deux fois, trois fois puis six. C’est la bonne réponse ! Des sceptiques demandent à mener l’expérience eux-mêmes pour vérifier qu’il n’y a pas de tricherie, mais cette fois encore, le cheval répond toujours correctement. Télépathie entre le cheval et son maître, influence magnétique… Les théories les plus farfelues voient alors le jour. Un groupe d'experts scientifiques finit même par conclure que son talent est authentique, ce qui ne fait qu’accroître son succès.

Mais en réalité, Hans ne sait pas compter. Sa compétence réside ailleurs. Et ça, l’étudiant en philosophie et en médecine Oskar Pfungst l’a bien remarqué. Ce dernier mène plusieurs expériences avec le cheval et remarque que celui-ci se trompe régulièrement lorsque les personnes qui l’interrogent ignorent elles-mêmes la réponse. Ou bien lorsqu’elles se trouvent en dehors de son champ de vision. Alors, vous devinez comment Hans s’y est pris ?

Il ne sait peut-être pas lire les nombres, mais il est très doué lorsqu’il s’agit de lire sur le visage des humains. Et ça, surtout lorsqu’il sait qu’il y a une carotte à la clé ! Eh oui ! Au lieu d’essayer de s’embêter avec des additions et des soustractions qui ne l’intéressaient guère, l’animal futé observait les expressions, parfois inconscientes, de ceux qui le questionnaient. Les humains et beaucoup d’autres animaux expriment et perçoivent toutes sortes de signaux inconscients quand ils communiquent. Un phénomène qui porte aujourd’hui le nom d’effet… Hans le Malin ! Ainsi, il parvenait à deviner quand il s’approchait de la bonne réponse et qu’il fallait s’arrêter, donnant l’impression qu’il savait tout simplement compter.

La révélation d’Oskar Pfungst a mis un terme au succès de Hans, son maître décida même de s’en séparer, déçu de son animal. Pauvre Hans… On raconte qu’il est ensuite devenu cheval militaire et qu’il a connu une fin assez sordide sur le champ de bataille. Pourtant, même s’il ne savait pas compter, il a su démontrer avec brio que les membres de son espèce sont d’exceptionnels mentalistes, capables de nous comprendre par-delà ce que nous leur disons. Alors, pas si bête, le cheval !

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Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Lonely Mountain, par Rafael Krux

Magical Dancers et Popular Dances In The Town Square, par MusicLFiles

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Aug 31, 2021
La fourmi du Sahara utilise un GPS solaire
5:38

Partons ensemble dans le désert à la rencontre de la fourmi du Sahara, Cataglyphis fortis. Cousine de la fourmi la plus rapide au monde, celle-ci est dotée d'un sens de l'orientation hors du commun. Comment fait-elle pour s'y retrouver dans une mer de grains de sables où les moindres traces de phéromones s'évaporent au soleil ? C'est la question à laquelle nous répondons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une fourmi qui a le sens de l’orientation.

Ah, les fourmis ! On en trouve un peu partout sur Terre, sauf, peut-être au Groenland et en Antarctique. Ailleurs, il suffirait presque de baisser la tête pour en voir courir partout sur le sol... et nos tables de pique-nique. Elles n’ont pas l’air de grand-chose, ces petites bêtes qui s’agitent à nos pieds. Chacune d’elle ne dépasse généralement pas les 10 milligrammes, le poids plume du règne animal. Mais prises ensemble, elles forment une armée gigantesque, pesant plus lourd que l'humanité tout entière, et représentant entre 10 et 20% de la biomasse animale terrestre de la planète !

Petites et rouges, grosses et d’un noir brillant, à tête ronde ou plate, les chercheurs n'en finissent plus d’identifier de nouvelles espèces : plus de 12.000 au moment où je vous parle. Et ce n'est pas plus mal, car leur rôle écologique est énorme. Les fourmis protègent certains arbres des parasites, participent à la dispersion des graines, défendent les fruits contre les attaques d'insectes et nettoient la nature en mangeant les petits animaux morts. Et croyez-moi, elles en ont aussi dans la cervelle, car ces insectes qu'on dit eusociaux, c'est-à-dire qui ont un mode d’organisation sociale où chaque fourmi occupe un rôle très précis, communiquent entre eux de manière très sophistiquée et sont capables de résoudre des problèmes complexes. Leur cerveau, pourtant minuscule, peut enregistrer une étonnante quantité d'informations d'une très grande précision. C'est notamment le cas d'une fourmi qui vit dans le désert du Sahara. Une cousine de la fourmi la plus rapide au monde, capable de courir (bon, toutes proportions gardées) jusqu'à dix fois plus vite qu'Usain Bolt. 

Celle qui nous intéresse aujourd’hui n'est peut-être pas aussi rapide. Mais elle a mis au point une stratégie vraiment impressionnante pour se repérer dans le désert cuisant, où les températures peuvent facilement dépasser les 40 °C. S’il est déjà compliqué pour un humain de différencier une dune d’une autre, imaginez un peu la difficulté pour notre petite fourmi de s’orienter dans une mer composée de milliards de milliards de grains de sable !

Pour ne pas se perdre en chemin, les fourmis ont pour habitude de jouer les Petit Poucet. Sauf qu’à la place de cailloux ou de miettes de pain, ce sont des signaux chimiques qu’elles essaiment sur leur route. Des espèces de balises invisibles qui leur permettent de retrouver la fourmilière grâce à leur odorat très performant. Ah, et si vous avez remarqué que les fourmis n’ont pas de nez, c’est parce qu’elles remontent les pistes olfactives à l’aide de leurs antennes !

Le souci, pour la fourmi du Sahara, c’est que dans le désert il fait chaud. Tellement chaud que ses messages chimiques s’évaporent sous l’action du soleil avant même que la pauvre petite bête n’ait pu rejoindre les siennes. Du coup, changement de stratégie ! Notre téméraire aventurière ne se laisse pas démonter, et plutôt que d’en vouloir à celui qui l’empêche de rentrer, elle décide d’en faire son allié. Car les chercheurs ont démontré qu’elle utilise la position, l’intensité, et même la polarisation de la lumière du soleil en plus de son environnement pour s’orienter et apprécier les distances. Mieux encore, une fois qu’elle a trouvé de quoi manger, elle peut, rien qu'en regardant le Soleil, évaluer quel sera le chemin le plus court pour rentrer chez elle. Parce que quand on se balade sur du sable pouvant atteindre les 70 °C en plein soleil, on a tout intérêt à retourner rapidement se mettre au frais !

D'autres fourmis, en Andalousie et en Australie, ont fait preuve des mêmes capacités, et peuvent même se repérer et se déplacer à reculons. Pas mal pour tirer un gros morceau de gâteau jusqu'à la maison !

Mais, revenons aux fourmis du Sahara car ces dernières ont un pouvoir supplémentaire. D’après les chercheurs, elles bénéficieraient d'un podomètre intégré, vous savez, cet appareil qui sert à mesurer les distances. Et pour le vérifier, ils ont mené une expérience pour le moins cocasse... en leur enfilant des échasses. Plus précisément, l’équipe leur a attaché de minuscules brindilles au bout des pattes pour les allonger et leur permettre de couvrir une plus grande distance à chaque enjambée. Résultat : les fourmis se déplacent en moyenne 50 % trop loin. Alors bien sûr, cela ne signifie pas forcément qu’elles arrivent à compter leur pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles possèdent une excellente capacité d’analyse et de mémorisation. Alors, pas si bête, la fourmi du Sahara !

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Silly IntroFreedom, et Sandstorm, par Alexander Nakarada

Desert Night, par Sascha Ende®

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Arabic Wedding, Christina Nemo

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Aug 17, 2021
Pourquoi le chat caquète lorsqu'il observe les oiseaux (HS spécial été #3)
7:31

Bienvenue dans ce nouvel épisode Nature sur Écoute, le hors série estival de Bêtes de Science. Aux côtés d'Elise et Pierre Kerner, nous nous demandons cette fois-ci pourquoi les chats caquètent lorsqu'ils observent les oiseaux de l'autre côté d'une fenêtre. C'est parti pour un voyage à la découverte du répertoire vocal surprenant de ce félin qui nous accompagne depuis la nuit des temps.


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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans la Nature sur Écoute, l’escapade sonore de Futura proposée par Élise et Pierre Kerner.

Victor Hugo écrivait : « C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Alors, écoutons-là !


[Bruit de caquètement d'un chat.]

PIERRE : Mais qu’est-ce qu’il a encore ce chat ?

ELISE : Mais arrête de te moquer de notre chat. Pauvre JiJi ! Tu es très mignonne.

– Je ne me moque pas du tout ! Je m’intéresse à ce que mon chat essaie d’exprimer à travers les sons qu’elle produit. J’essaie de la comprendre car je sais que le répertoire vocal des chats est très diversifié. Tu savais qu'il existe au moins douze catégories de production sonore chez les chats domestiques ? Ils miaulent et ronronnent, ça tout le monde le sait ; mais ils peuvent aussi feuler [bruit de chat feulant], gronder [bruit de chat grondant], hurler [bruit de chat hurlant]...  

– Oh, tu fais super bien le chat ! Mais tu as oublié de préciser qu’ils savent murmurer, mugir, grogner, crachoter. Tu sais, je crois qu’on a vu le même documentaire. Je me souviens même d’une comparaison avec d’autres félins...

– Pour être plus précis, il faudrait parler de chats domestiques comparés aux populations férales.

– Oui alors, tu peux t’exprimer simplement hein.

– Eh ben « féral », c’est le terme qui désigne les chats domestiques retournés à l’état sauvage. Et des chercheurs ont démontré que leur répertoire vocal est bien moins développé que celui des chats qui côtoient les humains.

– Alors, si mes souvenirs sont bons, la conclusion du documentaire, pour être exacte, montrait plutôt que la diversité des vocalises des chats domestiques était unique non seulement parmi les félins, mais même au sein des carnivores, comme les ours, les chiens… 

– Oui, ben c’est bien beau de s’intéresser à tous les carnivores. Mais moi mon attention se concentre sur JiJi ! Je ne suis pas un traître à sa cause.

– [Elise, choquée] Je ne relève même pas tes accusations. Mais je te signalerai qu’à l’occasion de la dernière visite chez le vétérinaire – tu dois t'en souvenir, puisque c'est moi qui m'en suis chargée –, nous avons longuement discuté de ses ronronnements. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais elle ne ronronne pas toujours de la même manière. Je l’avais même enregistrée. Attends, je dois avoir gardé ça sur mon portable... Alors, est-ce que tu serais capable de reconnaître le contexte dans lequel elle émet ce ronronnement ?

[Ronronnement.]

PIERRE : Ben oui ! Là elle est contente, on lui fait des câlins.

– Okay. Et pour celui-ci ?

[Ronronnement plus aigu.]

PIERRE : Ça c’est simple : c’est quand tu as oublié de la nourrir.

– [Grognement] Je passe sur ton ironie, parce que ton interprétation n’est pas loin de la réalité.

– Ha !

– Le véto m’a expliqué qu’une étude avait distingué deux catégories de ronronnements : celui de base et un autre caractérisé par des composantes aiguës, très désagréables à l’oreille humaine, et qui est particulièrement efficace pour solliciter l'attention de leurs maîtres.

– Oui, merci pour cette petite leçon, mais je te ferai remarquer qu’on est pas plus avancés sur le son que JiJi a émis tout à l’heure. T’as sollicité l’avis du véto à ce propos ?

– Non, mais moi je ne me suis pas endormie devant le documentaire. Et ils évoquaient ces bruits un peu étranges à la fin : il y avait les claquements de mâchoires, les pépiements, euh les gazouillis, je crois...

– Ah mais oui ! Mais oui, mais oui c’est vrai, il y avait aussi les stridulations ! Tu as raison, j’avais oublié qu’ils parlaient de ces phénomènes. 

– Il me semble que plusieurs hypothèses étaient évoquées à propos des motivations derrière ces différents sons. D’abord, ils exposaient le contexte dans lequel les chats produisent ces sons. Apparemment c’est toujours lorsqu’ils sont confrontés à une proie, un oiseau ou un insecte, qu’ils ne sont pas en mesure d’atteindre. Donc, certains chercheurs expliquent qu’il s’agit de l’expression d’une frustration. 

– Ah ouais... Ah mais oui ! Et d’autres experts penchaient plutôt pour un mouvement réflexe de la mâchoire, un peu comme s’ils préparaient inconsciemment la morsure fatale.

– Ouais, et dans mes souvenirs il y avait une troisième hypothèse, plutôt en vogue en ce moment, avec une expression du type, euh... mimétisme agressif.

– Ah mais oui, mais bien sûr ! D’ailleurs le mimétisme agressif, c’est un phénomène qui existe chez d’autres animaux. L’exemple le plus connu, c’est les baudroies. Tu sais ces poissons qui ont une espèce de canne à pêche sur la tête ?

– Oui je vois.

– Elles possèdent une extension modifiée de leurs nageoires qui prend l’apparence des plats favoris de leur proie pour les attirer. Mais je ne me souviens pas pourquoi les scientifiques penchent pour cette hypothèse chez le chat.

– Apparemment il ne s’agit pas de résultats d’une expérience mais de témoignages directs de chercheurs qui ont observé ce phénomène chez un autre félin. Le... margay ! Pendant une expédition en Amazonie, ils ont vu et entendu cette sorte de gros chat arboricole imiter les cris d’un bébé tamarin, une espèce de singe avec une drôle de tête. Niveau chasse, l’opération s’est avérée un échec cuisant...

– [Rire] D'accord.

– ... mais la stratégie n’est peut-être pas si bête que ça selon eux, car l'imitation a conduit certains des singes du groupe à se rapprocher du son émis par le margay.

– Ah ouais !

– C’est vrai que c'est assez mince pour produire une conclusion scientifique robuste, mais ces résultats sont quand même appuyés par plusieurs témoignages des populations locales qui ont observé le même comportement d’imitation chez le puma, les jaguars ou les ocelots. 

– C'est fou. Mais en fait, c’est assez raccord avec ce que je sais du mimétisme agressif acoustique chez d’autres espèces. Il y a ce cas de la sauterelle australienne, Chlorobalius leucoviridis, capable d’imiter des cigales femelles pour attirer et dévorer des mâles. 

– Je savais pas que les sauterelles étaient carnivores !

– C’est le cas pour celles-ci. Et pour se concocter un riche panier repas bien diversifié, elles imitent les cliquetis des femelles cigales de plusieurs espèces différentes. Je pense qu’on peut facilement trouver des extraits audio sur internet. [Bruit de clavier, puis clic de souris.] Voilà ! Écoute.

[Stridulation rythmiques d'une sauterelle.]

– Ouais, c’est marrant, mais ces cliquetis ne sont quand même pas des sons complètement extraordinaires.

– C’est parce que le talent de l’imitateur réside plutôt dans le tempo. Des chercheurs ont eux-mêmes réussi à attirer des mâles en claquant des doigts [claquements de doigts] selon le rythme spécifique de ces duos musicaux.

– Okay...

– Oui ben alors, si tu veux une imitation plus impressionnante, on sort du mimétisme agressif. Et je vais te faire écouter la performance d’un splendide geai bleu domestique, enregistrée en Floride.

[Son d'un geai bleu imitant les miaulements d'un chat.]

[Miaulement apeuré de Jiji.]

– Oh JiJi, pauvre petit chat, t’es toute perturbée…

– Oh, allez viens. On va lui faire des petites papouilles !

[Ronronnement] 


Merci d’avoir suivi ce hors-série La Nature sur Écoute. Si ce format vous a plu, n’hésitez pas à nous le faire savoir en le partageant sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod et nous reviendrons l’été prochain avec une nouvelle saison. Pensez à vous abonner à Bêtes de Science et à nos autres podcasts pour continuer de vitaminer vos journées tout en apprenant et laissez-nous une note sur les plateformes de diffusion pour soutenir notre travail. En attendant la semaine prochaine, continuez de tendre l’oreille.


Musique et bruitages :

Porch Blues, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Zapsplat

BBC Sounds

Curtis Marantz, Macaulay Library


Crédits :

Texte et narration : Elise et Pierre Kerner

Montage : Emma Hollen



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Aug 10, 2021
La sardine, plus douée que la Patrouille de France
5:35

En rillettes, en boîte de conserve ou fraîche, la sardine est un mets qui s'accorde de mille façons à nos plats, mais elle est avant tout un être vivant. Qui plus est, un petit poisson aux multiples talents ne dépareillant pas de la Patrouille de France lorsqu'il s'agit de se déplacer en formation organisée. Pourquoi la sardine se déplace-t-elle en banc et comment s'y prend-elle pour créer ces formes splendides d'une impressionnante précision ? C'est la question à laquelle nous répondons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit poisson qui en a dans le citron.

Elle a beau être assez commune à nos yeux, elle n’en est pas moins assez coquette. Elle a le dos bleu vert et le ventre argenté. Parfois, elle pare aussi ses flancs d'une délicate bande bleue. Elle a de grandes écailles, mais reste ce que les chercheurs appellent un petit poisson. Elle, c'est la sardine. Et, en rillettes, en conserve ou fraîche, ce poisson gras est délicieux à déguster, d'autant qu'il est riche en oméga-3 et source de vitamine D. Rien qu'en France, on pêche en moyenne plus de 20.000 tonnes de sardines par an. Ça en fait, de la rillette ! Pourtant, l'espèce n'est pas considérée comme menacée, même si ses populations sont surexploitées, notamment en Méditerranée. D'ailleurs, saviez-vous que la sardine doit son nom à la Sardaigne sur les côtes de laquelle elle était particulièrement abondante pendant l'Antiquité ?

Aujourd'hui, en revanche, ses effectifs fluctuent beaucoup d'une année sur l'autre, pour une raison qui échappe encore aux scientifiques. Au point que sa potentielle disparition les inquiète. Car certes, la sardine est un plat délicieux, mais c’est avant tout un être vivant, qui ravit nos papilles mais constitue aussi la base alimentaire d’un grand nombre d’espèces dans l’océan. Pour un si petit poisson, son rôle au sein des écosystèmes marins est vraiment impressionnant ! Les experts pensent en effet que les sardines sont essentielles à la survie des zones marines. Leur place intermédiaire dans la chaîne alimentaire en fait un maillon crucial : sans elles, les mouettes, les dauphins, les requins, les anguilles et bien d’autres espèces mourraient de faim, tandis que les populations de plancton grandiraient de manière incontrôlée.

Mais vous connaissez la chanson, si nous nous intéressons aux sardines aujourd’hui, c'est pour parler intelligence. Car la maman, des poissons, elle est bien gentille, mais surtout pas si bête. Et si les points de comparaison entre les abeilles et les sardines ne sont pas nombreux, elles se rejoignent au moins sur un aspect : leur plus grande force est l’intelligence collective. C'est bien connu, la sardine vit en bancs, ces immenses groupes argentés qui se déplacent d’un seul mouvement en rangs serrés. Dans la nature, le spectacle est étonnant et époustouflant, donnant lieu à des formes géantes se mouvant à la manière des murmurations d’étourneaux dans le ciel. Mais il est aussi fort utile pour notre petit poisson. En restant en bancs, les sardines apparaissent plus impressionnantes aux yeux de certains prédateurs des mers, comme une sorte de poisson géant dont chaque écaille est un individu. Se déplacer en bancs leur permet en fait d’économiser de l’énergie. Les sardines profitent des courants créés par chacune de leurs voisines pour se déplacer plus vite, tout comme les oiseaux migrateurs volent en formation pour mieux fendre l’air. Jusqu'à un million de ces poissons filent à vive allure, en totale harmonie et sans jamais se heurter. Et c’est cette aptitude incroyable qui a intrigué les chercheurs en éthologie, ceux qui étudient le comportement des espèces animales. Ils se sont aperçu que seules deux ou trois règles suffisent aux sardines pour coordonner leurs mouvements dans la masse. Voici les règles du Sardine Club. Premièrement : interdiction de s'éloigner de ses voisines de plus de dix centimètres. Deuxièmement : interdiction de s'approcher de ses voisines de plus de dix centimètres. Eh oui, chez les sardines, la discipline est militaire ! Enfin, il semblerait que les sardines ne se mettent pas en mouvement toutes en même temps. Seuls quelques individus initient le déplacement, qui se diffuse ensuite aux autres comme une hola dans un stade de football. C’est la troisième règle : imiter en permanence le comportement moyen de la dizaine d’individus les plus proches de soi. Si les sardines respectent les règles de ce club, alors leur survie devient optimale, même si elles restent le casse-croûte préféré des océans.

Résultat : des bancs de sardines parfaitement coordonnés grâce à la force de l'intelligence collective. Pas besoin de chef pour diriger les troupes. Personne ne commande. Si une sardine aperçoit un prédateur qui l'effraie, elle déguerpit en entraînant avec elle l'ensemble de ses copines en seulement quelques millisecondes. Loin de la considérer comme un simple complément pour une salade estivale, les spécialistes de la robotique et de l’intelligence artificielle admirent cette compétence et s’en inspirent pour concevoir des robots ou des véhicules autonomes toujours mieux organisés. Alors, pas si bête, la sardine !

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur vos plateformes audio préférées. Ne manquez pas notre hors-série estival, La Nature sur Écoute, animé par Pierre et Élise Kerner, à paraître une semaine sur deux sur jusqu’au 10 août. Quant à nous, on se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Imagefilm 033 et Mini Fairytales Theme, par Sascha Ende

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Thème de La Maman des poissons de Boby Lapointe au ukulélé, par Emma Hollen

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Aug 03, 2021
Mouche cannibale et grillons mutants à Hawaï (HS spécial été #2)
7:29

Bienvenue dans ce nouvel épisode Nature sur Écoute, le hors série estival de Bêtes de Science. Aux côtés d'Elise et Pierre Kerner, partez en direction de l'île d'Hawaï pour une histoire à vous donner des frissons. Les protagonistes : une mouche parasite au terrible appétit et des grillons mutants privés de voix.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans ce premier épisode de la Nature sur Écoute, l’escapade sonore de Futura proposée par Élise et Pierre Kerner.

Victor Hugo écrivait : « C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Alors, écoutons-là !


ÉLISE : J’ai bien envie de te faire écouter quelque chose qui devrait te surprendre.

PIERRE : Ah bon ? Bah, je suis tout ouïe.

[Bruit du bouton play, silence]

– Élise ? J’ai l’impression que tu as un petit problème technique, tu as bien appuyé sur le bouton play ?

– Mais tout à fait. Il s’agit d’un silence.

– Ah… Passionnant...

– Mais oui ! Et je suis sûre qu’il va t’intéresser, car c’est une histoire de parasitisme.

– Ah ! Toi tu sais me parler !

– N’est-ce pas ? J’ai tout de suite pensé à toi quand j’ai entendu parler d’Ormia ochracea, tu connais ?

– Non ! C’est le parasite de l’histoire ?

– En effet ! Il s'agit d’une espèce de mouche dont le cycle de vie devrait te plaire. Contrairement à d’autres, son point fort ne réside pas dans sa vue, mais dans son ouïe très fine. Elle commence par repérer sa victime, un grillon, grâce au doux chant qu’il produit pour séduire sa femelle. Évidemment, tu te doutes qu’Ormia ochracea n’a pas l’intention de lui faire des papouilles, puisque c’est un parasite. Son but est plutôt de se servir de lui dans son propre intérêt. En l’occurrence, dans l’intérêt de ses petits. Elle dépose ses larves à côté du petit grillon, parfois même directement sur lui, puis laisse sa chère progéniture profiter de ce nid douillet.

– Aïe aïe aïe...

– Immédiatement, les larves vont transpercer leur hôte, fouissent ses entrailles et le dévorent de l’intérieur pendant plusieurs jours. Alors, tu aimes mon histoire jusqu’à présent ?

– C’est délectable ! Mais en fait, c’est un simple exemple de cycle de vie d’une mouche phonotactique endoparasitaire.

– Okay, monsieur la science infuse. Personnellement, ça m’évoque plutôt les créatures qui se repèrent au bruit des humains qu’elles chassent dans le film d’horreur Sans un bruit

– Je ne l’ai pas encore vu. Tu me racontes ?

– Je vais faire encore mieux. Je continue mon histoire, tu vas voir, la réalité dépasse la fiction.

– Okay.

– Je te plante le décor. Quelques îles isolées au milieu du Pacifique, connues sous le nom d'archipel d'Hawaï. Les protagonistes : une espèce locale de grillons appelée Teleogryllus oceanicus. La menace, tu as suivi, c’est la mouche Ormia ochracea. Le fléau est tel qu’une équipe de chercheurs chargée d’effectuer un suivi de la population de ces grillons, constate peu à peu la diminution progressive des chants de ces insectes.

– Ah je comprends mieux ton étrange extrait "audio” de tout à l’heure. Tu vas m’annoncer que ces scientifiques ont été témoins de l’extinction de cette espèce de grillons.

– Alors c’est ce qu’ils ont craint effectivement, mais en 2003 : rebondissement ! En revenant sur l’île, pour reprendre leur suivi, ils font la découverte de spécimens mutants. 

– Des grillons avec une mutation liée à leur stridulation ? 

– Exactement ! Je vois que tu es connaisseur.

– Le principe de base de la stridulation, oui, je connais. Par exemple, est-ce que tu savais que les grillons ont deux paires d’ailes ?

– Oui, si j’ai bien compris, les ailes postérieures sont dédiées au vol et, par-dessus, ils possèdent une autre paire d’ailes plus rigides.

– Oui, voilà, exact. Et on les appelle les élytres ou encore tegmens.

– Et ce sont ces ailes là que les grillons utilisent pour chanter.

– Alors, c’est plutôt de la musique qu’un chant, parce que ces ailes sont de véritables instruments ! En gros, chacune comporte une structure râpeuse baptisée l’archet, comme pour un violon. Celle-ci est frottée contre une zone nommée la chanterelle, qui n’est pas seulement le nom d’un délicieux champignon, mais aussi celui de la corde la plus aiguë sur un instrument à manche. Et enfin, le son produit par ce frottement est amplifié par deux surfaces de l’élytre dont l’une porte le joli nom de harpe. Tiens, écoute.

[Chant d'un grillon Teleogryllus oceanicus.]

ÉLISE : Et bien c’est justement toutes ces structures aux noms poétiques qui sont altérées par la mutation génétique et contraignent nos grillons mutants au silence.

– Hmm. Mais attends, en fait c’est une catastrophe ton scénario ! Vu que les mâles attirent les femelles à l’aide de ces stridulations, quel est l’impact de ce silence sur leur reproduction s’ils ne peuvent plus donner de la voix ?

– C'est assez paradoxal, mais ces grillons mutants s’en sortent plutôt bien. En fait, ils sont assez malins, et il semblerait qu’en se rapprochant des rares grillons chantants survivants, ils parviennent tout de même à trouver l’âme sœur. 

– Donc il reste des grillons chantants ?

– Oui. À vrai dire, il y a désormais plusieurs sortes de grillons mâles qui cohabitent dans les différentes îles de l’archipel : la souche ancestrale musicienne, et cinq populations silencieuses différentes les unes des autres.

– Okay.

– Pour trois d’entre elles, la mutation de leurs élytres correspond à une féminisation, c’est-à-dire que, comme les femelles, les mâles de ces groupes ne sont pas dotés des fameux archets, chanterelles et harpes. Et pour les deux autres types de mutants, leurs ailes se sont simplement recourbées.

[Bruit de grincement de métal, évoquant les ailes rigides qui se recourbent.]

– Dingue ! Ca signifie que, si ces grillons ne peuvent pas voler d’île en île... tu confirmes ?

– Ouais, ouais, c'est bien le cas.

– Alors il est probable que ces différents mutants soient apparus indépendamment les uns des autres. C’est un cas classique du phénomène de convergence évolutive en fait.

– Euh...

– Alors, on utilise cette expression quand des populations développent séparément des caractéristiques similaires en réponse à une même pression environnementale. Dans le cas de nos grillons, par exemple, on voit que plusieurs groupes séparés géographiquement sont devenus muets pour échapper à la menace d’Ormia ochracea. Tiens, juste une précision : est-ce que les mutants cessent complètement d’utiliser leurs élytres ?

– Non. C’est ça qui est cocasse : ils continuent de frotter leurs ailes, sans produire le moindre son.

– [Rire] C'est n'importe quoi. Un concours d’"air serenade” en somme. Il est pas mal ton scénario de film, même si ça commence à frôler la série Z. On pressent le drame arriver cependant, et je me demande combien de temps cet équilibre précaire peut se maintenir. On dirait que le sort de l’espèce repose sur les élytres des derniers mâles chantants.

– Tu as raison, et à vrai dire je ne sais pas ce qu’il en est à l’heure actuelle. On peut regarder vite fait s’il y a peut-être de nouvelles publications [bruits de clavier d'ordinateur, clic de souris]. Alors, 2021... Voilà, un article vulgarisé par la chercheuse Robin Tinghitella.

– Ah génial, elle parle de nouvelles découvertes on dirait !

– Regarde : des mutants parmi les mutants avec des ailes qui produisent un ronronnement. Mais c’est trop mignon ! Vite un enregistrement ! [bruits de clavier] Bam, trouvé !

[Chant "ronronné" de T. oceanicus.]

PIERRE : Ooh... [Prenant une voix de bande-annonce] Bientôt sur vos écrans, le retour de la revanche des grillons ronronnants

– Chut, tais-toi. Embrasse-moi maintenant.


Merci d’avoir suivi ce nouvel épisode de la Nature sur Ecoute, le hors-série estival du podcast Bêtes de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous et à découvrir nos autres podcasts sur vos plateformes audio préférées et sur futura-sciences.com. Rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau numéro dédié aux pépiements des chats. D’ici là, tendez l’oreille !


Musique et bruitages :

Flying Ukes, par Brian Holtz

Alien Invasion, par Rafael Krux

Aquarium de Camille Saint-Saëns, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Hawaiian Dreams, par Root C

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Jul 27, 2021
Ce crocodile se déguise en nid pour chasser l'oiseau
6:08

En dépit de son physique intimidant, le crocodile ne peut s'empêcher d'avoir un je-ne-sais-quoi de sympathique avec ses pattes courtes et son air paresseux. D'ailleurs, s'il est connu pour la violence de ses attaques, cet animal n'en sait pas moins faire preuve de ruse lorsqu'il part en chasse. Découvrez l'étonnante technique qu'il met en œuvre pour attirer les aigrettes dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’astucieuse technique de chasse du crocodile.

Une peau terne hérissée d’écailles, une longue queue et des pattes musculeuses, une immense gueule remplie de crocs plantés irrégulièrement... Aussi terrifiant soit-il, le crocodile ne peut s’empêcher d’avoir l’air sympathique. Avachi sur le sol ou flottant paresseusement dans l’eau, on dirait le croisement entre un gros chien tranquille et un dinosaure. Pas étonnant qu’on le retrouve comme animal de compagnie un peu benêt et attendrissant dans La Famille Pirate. Mais s’il est connu de tous, c’est bien évidemment parce qu’il fait partie des plus grands prédateurs du règne animal. Sur terre ou dans l'eau, le crocodile est d’autant plus redoutable qu’il est à l'aise un peu partout, du moment que le climat dans lequel il vit est tropical, ou subtropical. Poissons, oiseaux, antilopes et buffles, il est capable de s’attaquer à des proies bien plus grosses que lui. Et avec un corps pouvant atteindre sept mètres de long pour une tonne de muscles et de nerfs, il est clair que lui mettre une laisse au cou ou essayer de lui grattouiller le ventre n’est probablement pas une bonne idée.

On le confond souvent avec l’alligator, dont la gueule est plus large et aplatie, mais en réalité, des dizaines de millions d’années d’évolution séparent la famille des Alligatoridés de celle des Crocodylidés. Ces derniers sont d’ailleurs parmi les plus proches cousins des oiseaux, avec qui ils partageaient un ancêtre commun du côté des archosauriens, il y a environ 240 millions d'années. Comme quoi, la notion d’air de famille est parfois très relative !

Cousin du poulet ou pas, depuis toujours, le crocodile fait peur. Sa mâchoire est ornée de dents un peu particulières. Celles-ci n’ont pas de racines est peuvent être remplacées jusqu’à cinquante fois au cours de la vie de l’animal. Vous imaginez s'il y avait un dentiste pour crocodiles ? Quant à sa morsure, elle est l'une des plus puissantes au monde – l’équivalent d’une force de 2 tonnes – et fait aussi des victimes chez les humains. Le crocodile du Nil par exemple serait responsable de plusieurs dizaines et peut-être même centaines de disparitions par an pour défendre son territoire ou protéger ses petits, mais aussi pour se nourrir, parfois. Avec son physique qui lui permet de passer pour un morceau de bois dérivant sur le fleuve, il se cache sous la surface de l’eau en ne laissant dépasser que ses yeux et ses narines. Puis il se jette sur les imprudents qui s'approchent de trop près. Mais cette technique de chasse, vous l’avez probablement déjà vue dans un documentaire animalier. L’animal se jette sur sa victime et se met à tournoyer frénétiquement, l’emportant sous l’eau avec lui.

Alors, pourquoi nous intéresser au crocodile aujourd'hui ? À cet animal dont le cerveau est de taille... disons... modeste, pour ne pas trop le vexer ? Eh bien c’est parce que des chercheurs ont observé que les membres de l’espèce Crocodylus palustris (et même leurs cousins Alligator mississippiensis) ont mis au point une méthode encore plus astucieuse pour attraper leurs proies.

Le menu des crocodiles comporte une grande variété de plats. Et quand vient la saison des amours, l’aigrette, qui est un oiseau, a tout intérêt à garder ses plumes près du corps. Durant cette période, cette dernière est généralement à la recherche de branches pour construire son nid, et ça, eh bien les crocos l’ont bien compris. Les plus malins d’entre eux ont en effet appris à repérer les brindilles flottant sur les eaux et à se glisser sous elles pour qu’elles se retrouvent posées au bout de leur mâchoire. Déguisés en tas de petit bois, ces fins stratèges n’ont plus qu’à attendre que notre aigrette naïve vienne se servir pour la croquer en un instant. Ou plutôt pour la gober toute crue, car comme les serpents, les crocodiles ne mâchent pas.

Mais c’est ici bien plus qu’une simple partie de cache-cache. Ce que les chercheurs décrivent là est ni plus ni moins que le tout premier cas observé d'utilisation d'outils chez des reptiles. De quoi nous faire passer l'envie de classer le crocodile au rang d'animal un peu grossier et ennuyeux. Dans son livre pour enfants, L'Énorme Crocodile, l'auteur Roald Dahl nous avait pourtant prévenus en lui faisant dire : « J'ai dressé des plans secrets et mis au point des ruses habiles. » Eh oui, en réalité le cousin du poulet se montre très observateur, et capable de stratégies cognitives poussées. Doit-on en conclure que ses ancêtres dinosauriens savaient eux aussi utiliser des outils ? Cela reste à prouver. Les chercheurs espèrent pouvoir observer plus de comportements de ce type avant de confirmer que le crocodile y voit là une stratégie. Mais si cette hypothèse se confirme, elle viendra compléter la liste des aptitudes sociales et cognitives de ce prédateur pour le moins surprenant. Il impressionne, mais pas de quoi verser une larme de croco ! Alors, pas si bête, le crocodile !

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur vos plateformes audio préférées. Ne manquez pas notre hors-série estival, La Nature sur Écoute, animé par Pierre et Élise Kerner, à paraître une semaine sur deux sur jusqu’au 10 août. Quant à nous, on se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Piano in Blues, par MusicLFiles

Big Drumming, par Kevin MacLeod

Indian Meditation, par Liron

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BBC Rewind

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Jul 20, 2021
Certaines grenouilles préfèrent le jazz et d'autres le disco (Hors série spécial été #1)
6:33

Bienvenue dans ce premier épisode Nature sur Écoute, le hors série estival de Bêtes de Science. Aux côtés d'Elise et Pierre Kerner, partez à la rencontre d'un groupe de grenouilles d'Afrique occidentale et découvrez que chez les batraciens aussi, la musique que l'on écoute est une affaire de goût.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans ce premier épisode de la Nature sur Écoute, l’escapade sonore de Futura proposée par Élise et Pierre Kerner.

Victor Hugo écrivait : « C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Alors, écoutons-là !


PIERRE : Tiens Élise, écoute.

[Cri strident d'une première puis d'une seconde grenouille.]

ÉLISE : Hmmmm… On dirait la musique du film Psychose, mais j’imagine que ce n’est pas ça.

– Non en effet. Il s’agit d’un chant de grenouilles. 

– Ah, je ne l’aurais pas deviné.

– Plus précisément, ce sont des grenouilles d’Afrique occidentale, de Côte d’Ivoire ; des mâles pour être parfaitement exact. Ils sont en train d’essayer de séduire une femelle avec leur chant nuptial.

– Hmm, Personnellement, je ne trouve pas ça très séduisant, mais… je suis une humaine, pas une grenouille gluante. Et je veux bien croire que toutes les femelles grenouilles gluantes trouvent ce chant extrêmement attirant.  

– Toutes? Ben, pas vraiment à vrai dire ! Est-ce que tu avais remarqué que ce n’était pas un mais deux chants de deux mâles différents qui se succédaient dans l’enregistrement ? On peut le réécouter si tu veux. 

[Le cri de la première grenouille est légèrement plus grave que celui de la seconde.]

ÉLISE : La différence entre les deux est très subtile, non ?

– Pour toi certainement, mais pour une femelle grenouille, c’est une autre chanson, littéralement. Je te propose une petite expérience. Imagine que tu rentres du travail, un verre de champagne t’attend sur la table et je mets cette musique.

[Musique disco sexy.]

– Hmm, pas mal. Peut mieux faire.

– D'accord, et maintenant qu'est-ce que tu penses de ça ?

[Musique de jazz sensuelle.]

– Ah, nettement mieux ! Donc si je comprends bien ta petite expérience, tu es en train de me dire que les grenouilles femelles perçoivent la différence entre les chants des mâles aussi clairement que moi entre ces deux morceaux.

– Oui c’est ça.

– Et donc j’imagine que certaines femelles vont préférer la version disco et d’autres la version jazzy.

– C'est exactement ça. 

– Je me demande si la discothèque des grenouilles est aussi variée que celles des humains

– Alors, la comparaison avec les humains a ses limites quand même. D’ordinaire chez une même espèce, les mâles produisent tous le même chant. On dit que les chants sont stéréotypiques.

– Hmm, je comprends. Donc si certaines femelles préfèrent un chant, c’est plutôt par instinct que par goût personnel. Mais attends, ça signifie que tout à l’heure on a entendu les chants de deux espèces différentes ?

– En effet, même si dans ce cas précis, la situation n’est pas si évidente. À la base, un groupe de chercheurs s'intéressait à la biodiversité d'une région d’Afrique occidentale et ils s'attendaient à y trouver une seule espèce précise de grenouille. Mais lorsqu’ils ont enregistré les sons que je t’ai fait écouter, ils se sont rendu compte qu'il y avait peut être deux espèces différentes. 

– D’accord, donc quand les chercheurs entendent deux chants différents ils concluent à deux espèces différentes, c’est bien ça ?

– Pas si facile que ça : pour s'assurer qu'il s'agit bien d’espèces différentes, il faut réunir un ensemble de preuves. Acoustiques, comportementales, anatomiques, génétiques, etc. Dans notre cas, le souci, c’est que ces deux grenouilles se ressemblaient quasiment trait pour trait. Les chercheurs ont donc poursuivi leur enquête en analysant leur ADN, car les données génétiques sont beaucoup plus précises que l’observation. Ce sont ces résultats qui leur ont permis de conclure qu’ils avaient affaire à deux espèces différentes.

– Je comprends. Mais en même temps c’est un peu bizarre de distinguer deux espèces de grenouilles alors qu’elles se ressemblent autant, non ? 

– C’est une bonne remarque. À vrai dire la définition d'espèce n'est pas simple du tout. On dit que deux animaux appartiennent à des espèces différentes quand leur progéniture n’est pas capable d’avoir des petits. Par exemple, un âne et une jument peuvent avoir un bébé ensemble : une mule. Mais dans la plupart des cas, cette mule ne sera pas capable d’avoir d’enfant.

– D’accord. Je vais essayer de prendre en compte l’ensemble de ces infos pour récapituler ce que je comprends de toute l’histoire. tu m’arrêtes si je me trompe.

– Ok.

[Bruit de cassette que l'on rembobine]

– En Afrique occidentale, on a des grenouilles qui ont toutes la même apparence. Mais le chant des mâles est différent et séduit une partie seulement des femelles avec lesquelles ils peuvent avoir des petits têtards. Donc si une femelle de l’équipe disco se laisse séduire par un mâle de l’équipe jazzy, a priori c’est fichu, pas de bébés. 

– Oui… de manière générale.

– Mais, ce serait pas possible que… Attends, j’ai une idée qui me vient à l'esprit, une sorte de scénario évolutif qui expliquerait ces différences. Imagine : au début, on a une seule espèce qui vit au même endroit.

– D'accord.

– Mais certains mâles commencent à jouer du jazz, alors que d’autres continuent la mode du disco. En somme, leurs chants deviennent de plus en plus distincts. Tous ces mâles séduisent néanmoins des femelles attirées par leurs chants respectifs et se reproduisent. Peu à peu deux groupes séparés se créent et finissent par vivre suffisamment à part pour se diviser en deux espèces. Ça te semble complètement fou ou… ?

– Bah, je ne sais pas si ç’a été le cas avec nos grenouilles d’Afrique occidentale, mais ce phénomène existe. On appelle ça la spéciation. C’est-à-dire l’apparition d’une barrière entre des populations, des groupes d’une même espèce. Cette barrière peut être...

– Physiologique?

– C’est-à-dire?

– Le développement des caractères physiques qui empêcheraient des individus de se reproduire ensemble.

– Oui, par exemple. Mais parfois il y a même plus radical. Imagine qu’une île se retrouve soudain divisée en deux à cause de la montée des eaux : d’un coup, on a une barrière géographique qui empêche les membres d’une même espèce de se rejoindre. Et puis il y a les barrières comportementales.

– Oui, comme ici donc, où les grenouilles ont des chants différents. Mais c’est un peu triste comme histoire. Ça veut dire que des sérénades amoureuses ont divisé des groupes au point de créer des espèces différentes.

– Oui, mais des fois ça les rapproche. Moi j’aime le jazz aussi, tu sais.

– Viens que je t’embrasse mon crapaud.


Merci d’avoir écouté ce premier épisode de la Nature sur Ecoute, le hors-série estival du podcast Bêtes de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager autour de vous et à découvrir nos autres podcasts sur vos plateformes audio préférées et sur futura-sciences.com. Rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau numéro dédié aux criquets mutants de l’île d’Hawaï. D’ici là, tendez l’oreille !


Musique et bruitages :

Flying Ukes, par Brian Holtz

Faster Does It, Stringed Disco et DarxieLand, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Noire, par MusicByPedro

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Jul 13, 2021
L'ours brun : bien plus futé qu'il n'y paraît
5:39

Ancien roi des animaux, l'ours brun continue d'occuper une place privilégiée dans le paysage de notre enfance. Ce gros animal peluche est loin d'être un benêt, une boule de poils paresseuse qui ne se lève que pour piquer un peu de miel dans les ruches. Son comportement social est riche et complexe, et il sait même se servir d'outils. Découvrez pourquoi Baloo se gratte contre les arbres et quelle astuce l'ours a trouvé pour véritablement apaiser ses démangeaisons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Musique et bruitages :

Silly Intro, Fantasy Ambience, et Freedom, par Alexander Nakarada

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Piccolo and a Cane, par TeknoAxe

Wat Dat Dee, par Smooth Sounds

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Jul 06, 2021
Ces pieuvres qui construisent des cités sous-marines
5:38

Dans la catégorie des animaux étranges, la pieuvre est sûrement digne de remporter la palme. Mais elle est aussi d'une intelligence qui soulèvent de véritables débats éthiques à son sujet.

Si l'on connaissait déjà ses talents de camouflage, de chasse, de résolution de problèmes ou d'infiltration, c'est sur des cités sous-marines qu'elle construit au large de l'Australie que nous nous attarderons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux cités englouties que construisent les pieuvres.

Un corps mou dépourvu de squelette, trois cœurs, huit bras, neuf cerveaux, et le sang bleu. (musique de science-fiction démarre) Non, non, non ! Ce n’est pas un extraterrestre ! (nouvelle musique débute) Dans la catégorie des animaux étranges, la pieuvre est sûrement digne de remporter la palme. Ce mollusque marin appartient à la famille des céphalopodes, et profitons-en pour rappeler que pieuvre, et poulpe, c’est pareil ! Le mot poulpe nous vient de l’ancien grec et signifie « plusieurs pieds »,  alors que le mot pieuvre a été emprunté aux pêcheurs de l'île de Guernesey par Victor Hugo en personne. C’est grâce à lui que ce terme, issu du vieux parler normand, s’est imposé dans notre vocabulaire quotidien. Cet animal a d’ailleurs nourri l’imaginaire de l’être humain au fil du temps, alimentant le mythe du kraken ou encore des pieuvres monstrueuses. 

Mais revenons-en aux curieuses caractéristiques de la pieuvre. En 2015, des chercheurs ont séquencé le génome de l'une des 700 espèces de céphalopodes qui existent dans le monde. Résultat : 33.000 gènes identifiés. C'est plus que ceux contenus dans l’ADN humain ! Et côté neurones, il semblerait que la pieuvre n'en compte pas moins de 500 millions. Le double de la souris et autant... qu'un chien ! Cette matière grise est répartie entre un cerveau central, en forme de donut, et huit plus petits cerveaux dans chacun de ses tentacules. Enfin, quand ils parlent de petits cerveaux, les chercheurs pensent plutôt à des cellules nerveuses qui contrôlent les mouvements. De quoi permettre à chaque bras de la pieuvre d'agir de manière autonome, tout en restant étroitement connecté. Et c’est sans compter ses capacités extraordinaires de camouflage, chasseuse hors pair, bref, la pieuvre étonne et fascine.

Malheureusement, la vie de cette créature étonnante n’est pas de tout repos. Son habitat est menacé par le réchauffement climatique, et, qui plus est, la pieuvre est pêchée en masse pour satisfaire les gourmands, au point où l’on s’inquiète aujourd’hui pour son avenir. Certains ont proposé de l’élever au lieu de la chasser à l’état sauvage, mais la question soulève un véritable débat. Car notre amie est intelligente, très intelligente. Qu’elle vive au large ou dans un aquarium, le pieuvre démontre des capacités de mémorisation, d'apprentissage, d'orientation et d'adaptation hors du commun pour un mollusque, sans compter son corps mou lui permettant de se faufiler dans des trous de la taille d’une pièce de 2€ 

Par exemple, elle est capable de dévisser le couvercle d'un bocal pour y récupérer le crabe qui s'y cache. En seulement 54 secondes, excusez du peu. Cette grande futée a même appris à éteindre les lumières en projetant des jets d'eau sur les ampoules. Une compétence qui aurait permis à Inky, une pieuvre néo-zélandaise, de s’échapper de l’aquarium où elle habitait. Son histoire n’est d’ailleurs pas la seule preuve de tentative d’évasion chez les céphalopodes.

Un autre signe d’intelligence de la pieuvre est sa capacité à utiliser des outils. Les chercheurs l’ont observé à plusieurs reprises, et notamment en 2009, en Indonésie. Là-bas, des poulpes ont été surpris en train de ramasser des coquilles de noix de coco. Après les avoir déterrées puis nettoyées, ils les ont transportées plus loin pour assembler un abri.

Toujours pas impressionnés ? Et si je vous disais que les pieuvres sont certes capables de construire des abris, mais aussi des cités entières ? Au large des côtes australiennes, les scientifiques ont en effet découvert deux structures qui ressemblent à des villes de pieuvres : Octopolis et Octlantis. Construits par des membres de l’espèce Octopus tetricus, ces repères d’une quinzaine d'habitants chacun sont érigés à partir de toutes sortes de coquillages, souvent les restes des proies dévorées par les poulpes gloutons. Et sur place, les créatures ont développé un système de communication et d’interaction sociale complexe, plus complexe que ce à quoi les chercheurs s’étaient attendus. Ils se saluent, protègent leur partenaire, discutent et chassent les intrus. Un véritable petit New York sous-marin ! Et la preuve que, comme beaucoup d’animaux, ces créatures méritent notre respect, même si ça veut dire ne pas manger de poulpe frit cet été. Alors, pas si bête, la pieuvre !

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Let There Be Light, par Rafael Krux

Deep ocean 2, par Frank Schröter

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Zapsplat



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Jun 22, 2021
Le macaque crabier, négociateur hors pair
5:09

Le macaque crabier. Vous n'avez peut-être jamais entendu son nom, mais il y a au moins de fortes chances que vous l'ayez déjà vu. Avec son visage expressif et sa réputation de chapardeur, il est devenu un animal emblématique en Asie du Sud-Est.

Mais si l'animal a tendance à la rapine, il est aussi excellent négociateur avec les victimes de ses larcins, ainsi que nous le démontrons dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux talents de chapardeur du macaque crabier.

Le macaque crabier, tout le monde le connaît. On l'appelle aussi le macaque à longue queue, et il est il est le singe le plus répandu en Asie du Sud-Est. Facilement reconnaissable grâce à son pelage gris roux et son visage très expressif ce primate espiègle a pendant un temps bien failli disparaître. La déforestation menace son territoire, et l’être humain l’a traqué à tout va, le chassant pour servir de remède traditionnel, de repas, de bête de cirque, ou encore comme animal de laboratoire. Si bien qu'à la fin des années 2000, il était devenu le mammifère le plus vendu parmi les espèces menacées de la faune sauvage.

Aujourd'hui, le macaque crabier va mieux. Enfin, pas vraiment. S’ils sont aujourd’hui plus nombreux, c’est surtout grâce à leur élevage en captivité. Le plus grand programme de ce type héberge pas moins de 30.000 individus, mais ceux-ci sont destinés … à l'expérimentation animale. En particulier dans le domaine des neurosciences. Le macaque crabier est donc loin d’avoir complètement retrouvé sa liberté.

Mais ce drôle de primate à plus d’un tour dans son sac. Car en parallèle, il a appris à s’adapter, en tirant profit des milieux occupés par les humains. Comme dans la ville de Lopburi, en Thaïlande, où la police a baissé les bras face à l’invasion de milliers de singes envahissant les rues. Ou sur l'île de Bali, en Indonésie, où ils cherchent de la nourriture aux abords du temple de Uluwatu, dressé au sommet d'une falaise de 70 mètres de haut. Et c'est justement à ces derniers, tout particulièrement, que nous allons nous intéresser aujourd’hui. Car figurez-vous qu'ils font preuve d'une intelligence et d’une compréhension du monde humain plutôt surprenante pour des singes sauvages.

Les macaques crabiers qui vivent du côté du temple de Uluwatu ont en effet appris l’art subtil de la négociation. Si lorsqu’on le croise on est facilement charmé par ce singe qui paraît sage et peluche, il n’en est rien. Sous ses airs d’animal tranquille, le plan est très bien élaboré dans sa tête. Tranquillement assis sur un parapet de pierre, l’un d’eux passe à l’action. Il se penche soudain en avant et attrape en un clin d’œil quelque chose dans la main d’un passant. Lunettes, appareils photo, smartphones ou même argent, il a appris à identifier les objets de valeur qui se cachent dans les poches et les sacs des touristes. Une fois le larcin commis commence la phase de troc. Car disons-le, notre macaque n’a pas grand usage d’un sac à main une fois de retour parmi les siens, ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il peut obtenir en échange.

Dans 95 % des cas, les macaques accepteront de rendre l’objet volé contre un peu de nourriture. Mais là encore, ils ne se laissent pas avoir. Ne dit-on d’ailleurs pas “malin comme un singe” ? Plus l’objet semble avoir une valeur importante, plus ils se montrent exigeants sur la qualité de la récompense. L’animal n’est pas dupe, et sait ce qu’il veut. Les chercheurs ont d’ailleurs observé plusieurs de ces interactions, qui ont beaucoup à nous apprendre sur l’intelligence des primates. Durant l’un des échanges, qui a duré 17 minutes, le singe refusait obstinément de rendre l'objet volé, considérant que l’offrande qui lui était proposée en retour n’était pas à la hauteur de ce qu’il avait dérobé. En même temps, on n’apprend pas à un vieux singe à faire du marchandage !

D’après les scientifiques, les facétieux primates apprennent ce comportement unique à travers l’expérience et l’observation, et le transmettent de génération en génération. Ils estiment que les singes d’Uluwatu auraient appris à maîtriser la négociation il y a plus de trente ans pour faire face aux changements amenés par l’humain. Un bel exemple d’adaptation et d’intelligence culturelle et économique pour les macaques, que les chercheurs espèrent pouvoir observer dans des situations toujours plus complexes et nuancées… En espérant qu’on les laisse un peu souffler hors des laboratoires. Alors, pas si bête, le macaque crabier !

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Bali Bali, par Doug Maxwell et Jimmy Fontanez

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Jun 08, 2021
Les abeilles ont développé leur propre wifi
5:56

Les abeilles. Nous devons tellement à ces minuscules créatures ailées : miel, fleurs, ou tout simplement nourriture. Mais savez-vous qu'au-delà d'être des ouvrières hors pair, ces membres du sous-ordre des hyménoptères sont également redoutablement intelligentes ?

Tenez, pour l'illustrer, nous vous proposons de découvrir l'étonnant système de télécommunications qu'elles ont inventé, dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :


Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une bestiole pas comme les autres.


Les abeilles. Il y en a des sauvages et des domestiques, mais, pour tout vous dire, on en dénombre pas moins de 20.000 espèces dans le monde. Et elles occupent toutes une place centrale dans la nature et même dans notre société. Rendez-vous compte : on estime que 35 % de nos ressources alimentaires dépendent à 80 % des abeilles. Pour ceux et celles qui n’aiment pas les chiffres, dites-vous simplement que sans elles, nous serions bien embêtés pour manger, et surtout pour manger sainement. Car les abeilles sont ce que l'on appelle des insectes pollinisateurs. Elles participent à féconder de nombreuses plantes en transportant des grains de pollen de fleurs à fleurs lorsqu’elles les butinent gracieusement. Jusqu'à 500.000 grains de pollen par patte postérieure, paraît-il ! De vraies petites transporteuses d’amour végétal.

Malheureusement, les populations d’abeilles – comme celles de la plupart des insectes – diminuent depuis quelques années. En cause : toute une série de comportements que nous pourrions revoir. Par exemple, notre attrait pour les monocultures : c’est-à-dire le choix de ne cultiver qu’une seule espèce végétale qui ne sera pas suffisamment nourrissante pour les abeilles. Il y a aussi notre tendance à débarrasser nos jardins des plantes jugées indésirables mais que les abeilles apprécient tout particulièrement. Ou pire encore, l’utilisation excessive de pesticides qui certes tuent certaines petites bêtes mangeuses de feuilles mais empoisonnent aussi nos pollinisatrices. Enfin, il y a le problème des espèces importées, comme l’acarien baptisé varroa ou le trop célèbre frelon asiatique déciment les ruches… Sale temps pour nos abeilles !

Le sujet est important, et il existe plein de manières de protéger les abeilles que je vous invite à découvrir, car même le plus petit des gestes peut changer beaucoup de choses. Mais, si nous avons choisi de nous y intéresser ici, c'est pour discuter de leur intelligence. Car les abeilles ne sont pas si bêtes. On le devine dans la complexité de leur organisation sociale, comme chez le rat-taupe nu, vous vous souvenez ? Et puis, de nombreuses études ont montré leurs capacités d'apprentissage et de mémorisation. Ces butineuses savent par exemple associer des couleurs et des odeurs à une récompense alimentaire. Les chercheurs assurent même que les abeilles savent faire des additions ! Si nous la réduisons très souvent à nos pots de miel, l’abeille est un insecte qui étonne de plus en plus.

Pour aller un peu plus loin, des biologistes affirment aujourd'hui qu'en travaillant ensemble et en se laissant guider par l'amour inconditionnel qu'elles portent à leur reine, les abeilles ont mis au point ce qui ressemble à un réseau de télécommunications. Pas de satellites ou de fibre optique, vous allez voir c’est encore plus malin. Les chercheurs l'ont découvert un peu par hasard. Ils observaient des abeilles en train de former un essaim. Et ils ont remarqué qu'au cours de l'opération, elles avaient tendance à mettre leur derrière en l'air et à battre furieusement des ailes. Une étonnante chorégraphie qui a su attirer l’attention des scientifiques.

En fait, tout part de leur reine, l'individu le plus important de la ruche. Comme la plupart des insectes, celle-ci communique par phéromones, de petites molécules odorantes qui permettent d’envoyer un message chimique à ses comparses. C’est très pratique, mais contrairement à la voix, les phéromones ne sont pas faites pour voyager très loin. Comme avec une odeur, les molécules se dispersent sur une toute petite distance, à moins d’être portées par le vent. Mais les abeilles, elles, ont trouvé une parade à cette limitation. Lorsque leur reine leur envoie un message donc, les abeilles les plus proches d'elle cessent immédiatement leurs activités. Elles prennent connaissance du message, et avant que celui-ci n’ait une chance de se dissiper, elles activent leurs ventilateurs postérieurs. Popotin en l’air, elles battent des ailes pour créer un courant d’air qui permet de transmettre le message au reste de la colonie. Mais bon, à ne pas reproduire chez vous si vous cherchez à capter le wifi, vous risqueriez de ne pas avoir l’air … Très malins !

De nombreux animaux sont connus pour déposer des phéromones dans leur environnement, comme votre chien lorsqu’il fait pipi sur un arbre ou votre chat lorsqu’il se frotte contre vos jambes… Hé oui, certains comportements qui nous semblent dérisoires ont une fonction cachée bien utile à nos compagnons ! Mais nos hyménoptères, elles, sont devenues des reines de la communication, grâce à la force de la coopération. Alors, pas si bêtes, les abeilles !


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Light Piano Waltz, par MusicLFil

Verano Sensual, par Kevin McLeod

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May 25, 2021
Le blob, cette drôle de gelée qui sait penser
6:43

Voilà une bien curieuse créature que le blob. Ni animal, ni plante, ni champignon, on le compare souvent à de la moisissure ou à du vomi de chien. Mais s'en tenir aux apparences serait le sous-estimer, car même sans cerveau, le blob sait faire preuve d'une intelligence qui inspire même nos ingénieurs.

Qui est donc cet étrange organisme tout droit sorti d'un film de science-fiction ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Pour aller plus loin :


Transcription du podcast :


Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une bestiole pas comme les autres.


Le « blob ». Vous voyez ce que c’est ? Si vous êtes adeptes de films de science-fiction à l’ancienne et un peu kitchs (ou des années 50) il vous viendra sans doute une image à l’esprit : celle d’une créature extraterrestre jaune gluante qui grossit en engloutissant les habitants d’une petite ville de Pennsylvanie, ou de Californie, au choix. Un Flanby géant ravageant tout sur son passage, avouez, vous avez frémi ! Non ?

Mais, dans la vraie vie, le blob existe vraiment. Bon, en moins terrifiant je dois dire, mais,  de son véritable nom Physarum polycephalum, c’est un organisme unicellulaire bien terrestre. Il fait partie de la catégorie des… des… ben on ne sait pas trop en fait. Ni plante, ni champignon, ni même animal, on dit qu’il est un amibozoaire, et plus spécifiquement, un myxomycète. Voilà pour les mots compliqués.

On sait que ce drôle d’organisme existe depuis des centaines de millions d’années. Et les scientifiques en ont, à ce jour, décompté plus de 1.000 espèces. Mais même là les choses se corsent, puisque certaines peuvent présenter autant de différences que celles que l’on trouve entre un rongeur et une baleine dans le monde des mammifères. C’est donc une grande famille que l’on commence tout juste à explorer. Jaune, rouge ou noir, le blob adore les endroits sombres et humides. Son apparence gluante et visqueuse lui vaut quelques comparaisons gracieuses, comme du vomi de chien,  des croûtes de mucus, ou…  De la moisissure. Bref, rien de très ragoûtant. Et pourtant, le blob étonne les chercheurs autant qu’il les fascine.

Tenez, par exemple, il est composé d’une unique cellule géante, capable d’atteindre la dizaine de mètres carrés. Oui c’est la taille d’un petit appartement à Paris. Tout ça avec une seule cellule, vous imaginez ? ! Celle-ci réussit à s’étendre grâce à un réseau de capillaires qui s’adapte en permanence et permet de distribuer les nutriments efficacement dans tout son organisme. Sous ses apparences de Flanby, le blob vit, grandit, respire, et étonne.

Ah et j’oubliais, le blob est presque immortel aussi ! Si vous le découpez en morceaux, celui-ci est capable de rapidement cicatriser... et de former de nouveaux petits blobs… Mais pas de quoi encore craindre une invasion planétaire, promis.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’intelligence du blob. Oui oui, je pèse mes mots en utilisant le mot intelligence, bien que cet être ne soit pas doté de cerveau et qu’il ne dispose que d’une seule maxi cellule. Les scientifiques ont d’ailleurs réalisé une série d’expériences pour tester ses capacités à prendre des “décisions”, avec plusieurs blobs de différentes régions du monde. Et il s’est avéré qu’en fonction de leur région d’origine, les blobs ne sont pas tous égaux. Le blob australien, par exemple, a tendance à « réfléchir » avant de prendre se lancer. Il apprend aussi plus facilement que le blob américain. Le blob japonais, quant à lui, est plus fonceur. Et il se trompe une fois sur deux.

Afin de mieux comprendre comment ce curieux petit être interagit avec son environnement, des chercheurs de l’université de Toulouse ont mis notre ami à l’épreuve en le titillant sur l’un de ses points faibles : sa gourmandise ! S’il est friand de champignons et de bactéries, au laboratoire, rien de tels que des flocons d’avoine ou du jaune d’œuf pour attirer son attention. À la vitesse fulgurante de 4 centimètres par heure, notre blob glouton tisse ses réseaux jusqu’au casse-croûte le plus proche qu’il s’empresse d’engloutir comme un minuscule monstre de science-fiction.

Une seule chose peut l’arrêter. Non, pas la kryptonite, le sel. En effet, les chercheurs ont remarqué que le blob n’en est pas particulièrement fan, même si celui-ci n’est pas nocif pour le myxomycète. L’équipe a donc testé sa capacité d’habituation en plaçant des petits murs de sel entre la nourriture et lui, et au bout de quelques jours seulement leur sujet d’étude avait bravé ses peurs  en franchissant l’obstacle salé pour rejoindre le garde-manger. On vous l’a dit, quand il est question de se goinfrer, le blob se montre révèle son intelligence exceptionnelle.

Le blob pouvait ensuite retenir cet apprentissage durant des mois mais ce n’est pas là le plus impressionnant. Car il est en plus capable de transmettre ses expériences à des congénères. Comment ? En « fusionnant » temporairement avec eux. Vous imaginez si on devait faire pareil pour se raconter nos dernières vacances ?

Par ailleurs, le blob est aussi le roi du raccourci. Il sait toujours trouver le chemin le plus court, qu’il soit en ligne droite, ou à travers un labyrinthe sinueux. On ne plaisante pas quand il y a un repas à la clé ! Il est si efficace dans sa façon de tracer des chemins que les ingénieurs pourraient même s’en inspirer un jour. Lors d’une expérience avec une carte et des flocons d’avoine astucieusement placés, le chercheur Toshiyuki Nakagaki a pu démontrer que ce petit organisme ni plante, ni animal, ni champignon était capable de redessiner le réseau ferroviaire de Tokyo encore plus efficacement qu’un humain. En attendant la suite de ces études, le blob vient de décoller à bord de l’ISS aux côtés de Thomas Pesquet, pour tester ses capacités dans ce milieu parfois si hostile à la vie… En espérant qu’il ne se multiplie pas à bord, car, encore là, le scénario d’un film de science semble se dessiner… Alors, pas si bête, le blob !


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Musique :

Prelude / Outer Space / Radar, Bernard Hermann (The Day The Earth Stood Still)

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Cinematic Suspense Series Episode 008, par Sascha Ende

Frogs Legs Rag, par Kevin MacLeod

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May 12, 2021
Le chien, fin détecteur... de menteurs
5:07

Le chien est notre meilleur ami, mais sa loyauté n'est pas toujours acquise. Si votre compagnon à quatre pattes est doué pour deviner votre humeur, il l'est également pour repérer les menteurs. Et lorsque sa confiance est perdue, elle n'est pas toujours facile à regagner.

Comment les chercheurs l'ont-ils découvert ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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Transcription du podcast :


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​Ah, le chien ! Petit ou grand, tout fou ou solennel, patachon ou sportif, s’il y a bien une chose qu’il est toujours, c’est loyal. On le considère comme le meilleur ami de l’humain, et pour cause, les chiens marchent à nos côtés depuis plus de 15.000 ans. Leur fidélité n’a d’égale que leur intelligence. Car même si nos compagnons à quatre pattes peuvent parfois se montrer un peu bêta et nous faire sourire pendant des heures sur les réseaux sociaux, les cabots en ont dans la caboche et savent être vraiment brillants, quand ils le veulent bien.

Les scientifiques ont remarqué cette intelligence depuis longtemps. En général, ils estiment qu’un chien est aussi malin qu’un enfant humain de 2 ou 3 ans. Mais franchement, ça ne veut pas dire grand-chose. Difficile de comparer l’intelligence de deux animaux certes très proches, mais aussi très différents. Fascinés par les capacités du meilleur ami de l’humain, les chercheurs aiment distinguer chez eux trois grands types d’intelligence. D’abord, une intelligence qu’on appelle instinctive. Elle est déterminée par la race du chien : tandis que certains sont doués pour guider les moutons, d’autres sont des chasseurs nés. Puis il y a l’intelligence adaptative qui mesure comment un chien apprend de son environnement pour résoudre des problèmes. Enfin, on parle aussi d’intelligence d’obéissance et de travail. Celle-ci évalue la capacité du chien à apprendre des humains. Mais il y a aussi l’intelligence linguistique qui lui permet d’apprendre du vocabulaire, comme Chaser la border collie, qui connaît plus de 1.000 mots. Ou encore l’intelligence émotionnelle et sociale.

C’est d’ailleurs de cette dernière qu’il va être question aujourd’hui. Notez avant tout que, du peu que l’on en sait, le chien n’est pas naturellement capable de comprendre ses propres émotions. Ou de les maîtriser. En revanche, il semble très réceptif aux émotions des autres. il est vraie éponge à sentiments quand il s’agit de celles de son compagnon humain. Si un chien vit avec vous, vous le savez déjà. En un clin d’œil un votre meilleur ami viendra vous réconforter si vous êtes triste, sautera autour de vous si vous êtes heureux, et se fera tout petit s’il sent le moindre reproche dans vos yeux parce qu’il a piqué quelques croquettes en douce. C’est ce qui fait ce lien si fort entre nos deux espèces, nous les considérons bien souvent comme des membres de notre famille !

Mais avez-vous déjà remarqué que votre chien est capable de se méfier de vous quand vous mentez ? Eh oui, malgré les apparences, nos compagnons canins ne nous accordent pas une confiance aveugle. Les chercheurs l’ont démontré avec une expérience qui a du chien et que vous pouvez reproduire chez vous. Prenez deux boîtes opaques et cachez une friandise dans l’une d’elles. 1ère étape : Pointez du doigt la boîte contenant la récompense pour indiquer à votre chien que c’est là qu’il doit aller la chercher. 2ème étape : on recommence, mais cette fois-ci, pointez la mauvaise boîte, et laissez votre chien constater que vous lui avez joué un mauvais tour. Enfin, on répète la manipulation une dernière fois, mais cette fois, pointez à nouveau vers la boîte contenant une friandise et vous verrez que votre chien a de fortes chances de vous regarder avec un air signifiant, “on ne me la fait pas deux fois”.

C’est ce que les expérimentateurs ont mesuré. Ils ont découvert que si les chiens avaient tendance à prêter attention durant les étapes 1 et 2, ils n’étaient plus aussi enthousiastes au moment de l’étape 3 si on leur avait menti.

Plus intéressant encore : si nos sujets à quatre pattes finissaient par bouder le scientifiques qui les avait trompés pour de bon, ils étaient cependant tout à fait prêts à réaccorder leur confiance à un nouvel expérimentateur. La preuve d’une intelligence émotionnelle et sociale plus développée que ce que nous pouvions imaginer, et une bonne occasion de se rappeler que si un toutou ne nous semble pas très malin c’est peut-être parce que nous devons juste apprendre à l’écouter et à partager ses émotions. Alors, pas si bêtes, les chiens.

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


Musique :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Fancy Family, par Rafael Krux

Breaktime et Marty Gots a Plan, par Kevin MacLeod

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Apr 28, 2021
Comment cette araignée arrive-t-elle à soulever des lézards ?
5:47

Aujourd'hui : pas de destination particulière, car nous allons à la rencontre d'une créature que l'on rencontre tout autour du globe. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler des Théridiidés, mais vous avez sûrement déjà eu vent de leur plus célèbre représentante : la veuve noire. Oui, les Théridiidés sont des araignées, et pas des moins habiles. Ces dernières pratiquent avec talent l'art de la chasse et de la dentelle, au point de se hisser au rang de véritables ingénieures spécialisées dans la soie.

Quelle invention leur vaut donc que nous leur consacrions ce nouvel épisode de Bêtes de Science ? Pour le savoir, il vous faudra l'écouter.


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Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’astucieuse technique de chasse des araignées Théridiidés.

Huit pattes, une multitude d’yeux et un corps poilu...Avouez, rien qu’à les imaginer vous avez frissonné ! C’est vrai qu’en apparence, les araignées n’ont pas grand-chose pour plaire. Même si certains les trouvent plutôt mignonnes, la plupart des gens partagent pour elles un dégoût pouvant aller jusqu’à la peur. On a beau savoir que ce n’est pas la petite bête qui va manger la grande, l’arachnophobie reste dans le top 3 des phobies les plus répandues. Car au-delà de leur physique disgracieux, certaines araignées sont aussi réputées dangereuses, et l’idée d’être mordu par ces petites bêtes inquiète les êtres humains depuis la nuit des temps. Avec l’araignée, tous les fantasmes les plus cauchemardesques semblent être permis : entrer dans notre bouche quand on dort, nous mordre, agressive, venimeuse, capable de pondre sous notre peau… La liste est longue.

Et pourtant, peu d’araignées sont en réalité capables de nous mordre. Leurs crochets ne sont généralement pas disposés à percer notre peau, et d’ailleurs, ces créatures à huit pattes ont plutôt tendance à vouloir nous éviter qu’à nous sauter dessus. Quant à leur venin, il s’avère finalement assez rarement dangereux. Sur près de 50.000 espèces d’araignées connues dans le monde, une centaine seulement est susceptible de provoquer une réaction chez les humains. Et parmi celles-ci, seule une quinzaine seraient réellement dangereuses. Pas de quoi donc jeter votre chaussure au travers du salon lorsque vous en croisez une dans un recoin de vos murs. Pour autant, les araignées n’en restent pas moins de grandes prédatrices. Et si elles vous font frémir, sachez qu’elles incarnent de sacrées alliées pour vos intérieurs, capables de vous débarrasser des moustiques plus efficacement qu’un insecticide... Pour piéger leurs proies, elles conçoivent des outils de chasse redoutablement efficaces, des prodiges de technologie et d’architecture que l’on appelle tout simplement des toiles d’araignée. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, vous allez voir que celles-ci ne se contentent pas de jouer le rôle de simple filet collant. 

Les Théridiidés forment une grande famille d’araignées comprenant plus de 3.000 espèces différentes. Sa plus célèbre représentante est la sulfureuse veuve noire, une gracieuse arachnide au corps sombre marqué d’une bande rouge vif, dont la morsure peut parfois être douloureuse, mais reste très rarement mortelle. Si vous vous sentez déjà blêmir en entendant parler de morsure envenimée, rassurez-vous : c’est après des victimes bien plus petites que ces araignées en ont ; et pour les attraper, elles ont développé un système astucieux. En effet, notre Théridiidé ne s’attend pas forcément à ce qu’une proie vole directement dans ses filets. Elle fait plutôt ses courses au rez-de-chaussée. Pour cela, elle tend de discrets fils de soie entre sa toile et le sol, qui lui servent de sonnette d’alarme, un peu comme les lasers rouges dans les films d’espions ! Lorsqu’une proie déclenche par inadvertance l’un de ces pièges invisibles, la vibration donne l'alerte et indique à l’araignée qu’il est temps de passer à l’action. Elle se met alors à produire de grandes quantités de soie, qu’elle étire longuement avec ses petites pattes, un peu comme de la guimauve. Pourquoi ? Pour la rendre élastique, figurez-vous, et vous allez vite comprendre pourquoi.

Après avoir attaché une extrémité de cette soie collante et flexible à sa toile, l’araignée descend le long de son câble vers sa proie en tenant l’autre extrémité entre ses pattes. Elle la colle alors au dos de sa victime, puis recommence l’opération plusieurs fois, en multipliant les câbles élastiques entre sa maison et son futur repas. Au bout d’un moment, la tension devient si forte que la fourmi, le cafard ou même le lézard décolle complètement du sol et se retrouve à la merci de notre acrobate qui lui injecte alors un venin paralysant. Et hop, livraison à domicile ! Oui, parce qu’on vous a parlé de victimes de petite taille, mais grâce à cette stratégie, ces arachnides sont tout de même capables de chasser des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’elles. Excusez du peu !

Pour réaliser tout ce travail, ces araignées font dans la dentelle et doivent apprendre à fabriquer et à tisser toutes sortes de toiles pour se loger, tendre des pièges ou encore des élastiques pour attraper leur proie. Un vrai exploit d’artisanat...raignée. Alors, pas si bêtes, les Théridiidés !

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !


Musique :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Sings In The Fields, par Rafael Krux

Divertissement - Pizzicato, par Kevin MacLeod

Blockbuster Atmosphere 11 par Sascha Ende

Licence: https://filmmusic.io/standard-license



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Apr 14, 2021
Le rat-taupe nu, cet étonnant polyglotte
5:25

Aujourd'hui : nous partons en Afrique pour un voyage sous la surface, à la rencontre du mal-aimé rat-taupe nu. Ce petit rongeur à la peau glabre compense son manque de charme par toute une série de super pouvoirs qui en font un favori des chercheurs. Mais si nous nous intéressons aujourd'hui à lui, c'est parce que les rats-taupes nus ne parlent pas tous le même dialecte, même lorsqu'ils vivent à proximité les uns des autres.

« Mais pourquoi donc s'embêter à parler des langues différentes ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Transcription du podcast :

Hey, ce podcast vous plaît ? Alors partagez vos idées ! Laissez-nous un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées avec le hashtag #FuturaPod, et dites-nous de quels animaux vous aimeriez nous écouter parler lors des prochains épisodes. On compte sur vous !

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux étonnants pouvoirs du rat-taupe nu.

Il n’y a pas à dire, le rat-taupe nu est décidément un drôle d’animal :  une peau rose sans poils, de tout petits yeux et de grandes incisives. Bref, un physique que l’on pourrait facilement se laisser aller à qualifier de disgracieux, pour ne pas dire vraiment moche. D’ailleurs, on l’appelle aussi hétérocéphale, une façon polie de dire qu’il a une tête pas très régulière. Cette espèce de souris fripée vit sous la terre des régions arides d’Éthiopie et du Sud saharien, et même si son apparence en rebute certains, elle ne manque pas de fasciner les chercheurs. Car chez le rat-taupe nu, croyez-moi, l’habit ne fait pas le moine. Sous ses airs de hamster imberbe, il est une sorte de super héros de la nature. Sa peau cicatrise incroyablement vite, il est quasiment insensible aux brûlures, semble résistant au cancer, vit étonnamment longtemps et, plus impressionnant encore, il ne présente presque pas de signe de vieillissement tout au cours de sa vie. Avouez, ça ferait un super pitch pour un film hollywoodien : Captain Rat-taupe nu !

Mais bien que toutes ces super-capacités puissent alimenter notre curiosité pendant des heures, s’il est question de lui aujourd’hui, c’est parce que le rat-taupe nu est aussi un grand communicant. Il pépie. Il gazouille. Il grince. Son monde souterrain est loin d’être un monde silencieux. Mais il y a mieux encore. En enregistrant plus de 36.000 pépiements chez 166 individus hébergés en laboratoire pendant deux ans, puis en analysant leurs propriétés acoustiques grâce à un algorithme, les chercheurs ont découvert que ces petits rongeurs ont un langage très complexe. Chaque colonie a son dialecte ! Un peu comme si certains parlaient breton et d’autres en occitan, mais avec des couinements.

Comparaison des cris de deux colonies de rats-taupes nus, révélant notamment une différence de hauteur.

Vous entendez ? Cette particularité joue un rôle important dans la vie sociale du rat-taupe nu. Elle lui permet de créer des liens solides avec ses congénères et soude la colonie comme une grande famille.  On dit que le rat-taupe nu est une créature eusociale, c’est-à-dire qu’il vit en communauté très bien organisée, un peu comme chez les fourmis ou les abeilles. Et comme chez ces insectes aussi, sa société est matriarcale. C’est une reine qui dirige, mais c’est aussi elle qui joue le rôle de gardienne du langage. Elle est la seule femelle reproductrice du groupe, et lorsqu’elle meurt, le dialecte disparaît progressivement avec elle jusqu’à ce que sa remplaçante installe la nouvelle mode.

Le langage n’est donc pas inné pour ces rongeurs, c’est quelque chose que l’on apprend, et qui change régulièrement. Mais c’est aussi une façon de repérer les étrangers. Et chez les rats-taupes nus, ce n’est pas une bonne chose d’être vu comme un intrus, au point que les chercheurs n’hésitent pas à les qualifier de « xénophobes extrêmes ». Les colonies de rats-taupes nus peuvent se livrer à d’immenses batailles souterraines pour envahir leurs voisins et piller leurs ressources ! Et il se pourrait même que certains individus aient appris à imiter d’autres dialectes pour pouvoir s’infiltrer sans se faire repérer. Vous voyez, je vous avais bien dit que ce petit animal était digne des plus grands scénarios de films ! 

Quoi qu’il en soit, les hétérocéphales ont encore beaucoup à nous apprendre. En poursuivant leurs études, les scientifiques espèrent découvrir les secrets de leur étonnante culture linguistique, mais aussi comprendre un peu mieux comment le langage s’est développé chez l’être humain. Car ne l’oublions pas : aussi vilain soit-il, ce petit rongeur a commencé à discuter bien avant nous. Alors, pas si bête, le rat-taupe nu !

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Musique :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Big Eyes et They Are Here, par Rafael Krux

The Curtain Rises, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license


Bruitages : BBC, Felix Petermann, Max Delbrück Center for Molecular Medecine 



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Mar 31, 2021
Les faucons de feu : ces rapaces qui maîtrisent la flamme
4:44

Aujourd'hui : direction l'Australie, à la rencontre du faucon de feu. Si son nom vous semble tout droit sortie d'une légende, c'est parce que son habileté à propager les incendies partout où il va est mythique, et ce depuis des millénaires. Et pourtant, les faucons de feu – rassemblant en réalité plusieurs espèces de rapaces – existent bel et bien !

« Mais pourquoi donc mettre le feu à son propre habitat ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui, comme nous, a appris à dompter le feu.

Les rapaces nous fascinent tant pour leur vue perçante que pour leur vivacité, leur agilité, ou encore leurs records de vitesse aériens… Mais nous les craignons, aussi, parfois, et nous allons découvrir pourquoi.

Dans l’imaginaire collectif, les rapaces diurnes sont le symbole de la lumière, de la clairvoyance, et dans certaines cultures, de l’immortalité. Ces rois des airs attisent notre imaginaire à tout va. Pensez donc au légendaire phénix, capable de vivre plusieurs siècles avant de s’embraser, puis de renaître de ses propres cendres fumantes afin de commencer un nouveau cycle.

En Australie, les peuples autochtones du nord racontent même depuis plus de 40.000 ans que des « faucons de feu »  auraient appris à dompter la flamme. Une compétence que nous aurions pu croire réservée à nous autres, les êtres humains. Mais si le phénix reste pour sa part dans le domaine du fictif, le faucon de feu, lui, existe bel et bien !

Le terme « faucons de feu » regroupe en fait plusieurs espèces. On y trouve les milans noirs, les milans siffleurs et les faucons bérigora, aussi parfois appelés faucons bruns. D’après les histoires qui se transmettent de bouche à oreille depuis des générations, ces oiseaux auraient pour habitude de se saisir de branches fumantes qu’ils trouveraient dans la nature pour propager des incendies. Il a fière allure le Phénix, à côté d’un vrai rapace virevoltant dans le ciel, une braise incandescente dans le bec ! Mais si vous pensez que leur intention est de détruire le bush australien, alors prêtez attention, car la véritable raison est bien plus maline que ça.

Si les « faucons de feu » sont connus pour semer les incendies là où ils volent, c’est parce que cette technique s’avère très efficace pour enfumer leurs proies. Les milans et les faucons à l’œil perçant ont en effet bien remarqué que les lézards, les petits mammifères ou même les oiseaux et les insectes ont tendance à fuir hors de leurs cachettes les plus enfouies pour échapper aux flammes. Quoi de mieux donc, pour les obliger à se révéler qu’un petit barbecue improvisé ?

Alors bien sûr, la technique ne fonctionne pas toujours. Après tout, allumer un feu n’est pas toujours une paire de manches – ou d’ailes me direz vous. Mais ça n’a pas empêché les scientifiques, tout comme les Aborigènes durant des milliers d’années avant eux, d’observer ces astucieux rapaces tentant d’allumer des feux, en solitaire, ou en groupe.

 Ces vrais petits pyromanes volants ne choisissent d’ailleurs pas leur point d’attaque au hasard, car les chercheurs ont noté qu’ils savent généralement très bien où se trouvent les zones où la concentration de proies sera la plus forte. Et une fois que le feu prend — finalement assez souvent —, les milans et autres faucons n’ont plus qu’à attendre patiemment, puis à fondre droit sur leurs malheureuses proies en fuite. 

Pour documenter ce comportement avec plus de précision, les zoologues envisagent d’allumer des feux contrôlés pour capturer sur le vif les « faucons de feu ». Ces rapaces seraient les premiers animaux non humains à l’utiliser directement comme un outil, un peu comme nos ancêtres, il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Ces drôles d’oiseaux n’ont donc pas fini de nous faire rêver et d’alimenter notre imaginaire, maîtrisant les éléments avec brio ! Alors… pas si bête, le « faucon de feu » !

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Musique :

Silly Intro et Freedom par Alexander Nakarada

Outback et Taiko Taiko par Frank Schröter

Thunderhead par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license


Bruitages : BBC, Vicky Powys, Sarah Young, Macaulay Library



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Mar 17, 2021
Pourquoi le poisson-globe dessine-t-il des mandalas ?
5:27

Aujourd'hui, nous partons sous l'océan, à la rencontre du Torquigener albomaculosus. Ce nom ne vous dit rien ? Vous le connaissez peut-être mieux sous le nom de poisson-globe, ce drôle d'animal qui gonfle et se hérisse de petits piquants lorsqu'il est attaqué. Mais saviez-vous que l'une de ses grandes passions dans la vie, c'est la sculpture ? Le poisson-globe est en effet l'auteur de magnifiques œuvres sous-marines d'un symétrie étonnante, évoquant des mandalas formés de sable et de coquillage.

« Mais pourquoi donc une carrière artistique ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.


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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un poisson pas comme les autres.

Le Torquigener albomaculosus, c'est une sorte de tétrodon. Un drôle de nom, celui d’un poisson plutôt surprenant vivant au large du Japon. C’est un poisson-globe, vous savez ceux qui se gonflent comme des ballons pour échapper à leurs prédateurs. Il est du même groupe que le célèbre fugu que les Japonais aiment mettre dans leurs assiettes alors qu’il est susceptible de libérer un poison neurotoxique mortel : la tétrodotoxine.

Mais revenons-en à notre tétrodon. Un tétrodon poisson oui mais un tétrodon… artiste ! Car ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont les dessins qu’il trace au fond de l’eau. De véritables mandalas sous-marins réalisés en nageant sur le côté, et surtout en frétillant beaucoup. Pour accomplir ces chefs-d'œuvre, ce charmant petit poisson utilise des sables de couleurs et de textures différentes, sans oublier d’ajouter, de ci de là, quelques petits coquillages qu’il aura préalablement croqués pour les réduire en miettes. Parce que le détail ça compte !

Pour vous en faire une bonne idée, pensez donc aux crop circles, ces cercles de culture géants dessinés dans les champs de céréales. Même si certains les attribuent à des extraterrestres, il se trouve que ces formes géométriques sont en réalité souvent réalisées à des fins artistiques, et parfois même dans un but... publicitaire. Et la pub, c’est un peu aussi l’objectif de notre poisson-globe, le Torquigener albomaculosus. Mais rassurez-vous, l’histoire est plus romantique que ça !

Au lieu d’attirer des clients grâce à ses dessins, ce qu’espère le poisson-globe, c’est de séduire sa belle. Et pour ça il ne lésine pas sur les moyens: ses bas-reliefs sous-marins peuvent faire plus de deux mètres de diamètre. Vous imaginez, pour un petit poisson de moins de douze centimètres de long, ce n’est pas rien quand même ! C’est un peu l'œuvre de sa vie et d’ailleurs, il peut y consacrer jusqu’à neuf jours entiers. Mais quand on aime on ne compte pas : on se concentre sur son œuvre pour être certain de faire sensation !

Là, c'est le moment où vous vous demandez probablement comment les chercheurs savent tout ça. Simplement parce qu’ils ont pu voir des tétrodons à l’œuvre à l’occasion d’une mission d’observation. Vous imaginez être sous l’eau et contempler un spectacle comme ça ? Les plongeurs racontent qu’une fois la tâche accomplie, madame vient se promener au-dessus des crop circles de monsieur. Elle fait plusieurs fois le tour, inspecte les moindres détails, comme une vraie critique d’art ! Si l’œuvre est à son goût, elle accepte alors les avances de son courtisan. Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Car c’est aussi au centre de ces cercles de sable qu’elle viendra pondre ses œufs, laissant à l’artiste le soin de les féconder puis de veiller sur eux pendant quelques jours. À leur éclosion, les petits poissons pourront librement se nourrir des éclats de coquillages déposés là par leur attentionné papa. Une œuvre qui allie donc l’utile à l’agréable !

Si vous pensez que la femelle du poisson-globe n’est attirée que par les rouleurs de mécanique, détrompez-vous. Car même si les chercheurs ne savent toujours pas sur quels critères elle fonde exactement son choix, ils pensent qu’elle se concentre surtout sur le sable fin qui forme le centre des cercles et l’efficacité avec laquelle les sculptures seront capables de ralentir la circulation de l’eau autour de ses œufs. De quoi éviter qu’ils se dispersent avant d’avoir été fécondés, nichés au calme dans le creux du sable. Au final, le héros de cet épisode n’est donc pas seulement un artiste. C’est aussi un architecte et ingénieur, capable de protéger ses rejetons.

Il paraît même qu’il crée des vocations, puisqu’en août 2020, des chercheurs ont rapporté des mandalas sous-marins d’un nouveau genre au large de l’Australie. Alors, pas si bête, le tétrodon !

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Musique :

Silly Intro et Freedom par Alexander Nakarada

Sugar Fairies par Rafael Krux

Dreamy Flashback par Kevin MacLeod

Lounge Waltz par MusicFiles

Licence: https://filmmusic.io/standard-license


Bruitages : BBC



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Mar 03, 2021
Pourquoi les lycaons éternuent-ils en groupe ?
4:50

Pour ce deuxième épisode de Bêtes de Science, nous partons explorer la savane africaine, à la rencontre de l'étonnant lycaon. Aussi baptisé loup peint, cette créature mal-aimée et menacée d'extinction est pourtant un modèle de démocratie. En effet, lorsqu'il s'agit de monter une expédition pour partir chasser, chaque membre de la meute a le droit d'exprimer son avis en votant.

« Comment s'y prennent-ils pour voter ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.


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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce deuxième épisode, on va s’intéresser à la drôle de vie démocratique des lycaons.

*bruit d’éternuement*

Ce que vous venez d’entendre, c’est un éternuement de lycaon. C’est d’ailleurs très gentil de lui avoir dit « à tes souhaits », mais sachez que celui-ci n’est pas enrhumé. Il vient de voter !  

Si je vous dis savane africaine, vous me dites éléphants, lions, zèbres mais connaissez-vous le lycaon ? Ce drôle de canidé sauvage aux allures de hyène est aussi appelé le « loup peint », avec son pelage doré moucheté de noir comme s’il s’était roulé dans la peinture.

Mais malgré son apparence étonnante et ses grandes oreilles qui lui donnent des airs de peluche, le lycaon est victime de pas mal de préjugés. Soit disant cruel, ou encore capable de répandre des maladies, il est considéré comme un nuisible, au point qu’il est aujourd’hui menacé d’extinction. En un siècle seulement, ses effectifs ont été divisés par cent, et il n'en resterait plus, au moment où je vous parle, que quelques milliers dans la nature. Autant vous dire que son image n’est donc pas franchement glorieuse. Et pourtant, le lycaon n’a pas fini de vous étonner ! Pour vous convaincre, laissez-moi vous conter la fabuleuse histoire de ce chien sauvage pas comme les autres, chez qui même l’éternuement est source de découverte inattendue.

En plus de son pelage unique, l’évolution semble avoir joué quelques tours au lycaon : il ne possède que 4 doigts à chaque patte, et 40 dents au lieu de… 42. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne l’empêche pas d’être un excellent chasseur et de courir à toute vitesse dans les steppes arides. 

Ah je vois vous venir, à rêver d’en adopter un ! Mais sachez que ce canidé n’a vraiment pas grand-chose à voir avec nos toutous domestiqués. Même si on l’a vu occasionnellement se rapprocher des humains, le contact avec notre espèce ne semble pas vraiment l’intéresser. Par contre, lorsqu’il est question de tisser des liens solides avec ses congénères, le lycaon est le champion !  

Malgré son physique sombre et sauvage vous serez surpris de le voir pousser des petits cris enjoués, des gémissements attendrissants ou encore de sauter sur les autres membres de sa meute, un peu comme font nos chiens lorsqu’ils sont tout contents de nous retrouver.

Car, même s'il n'en a pas l'air, le lycaon est en fait une créature très sociale. Il joue, il papote et il vote. Oui, vous avez bien entendu : il vote !

Des scientifiques ont observé 70 rassemblements et constaté que le lycaon ne mérite pas finalement peut-être pas sa réputation de despote. Il est même plutôt démocrate dans l’âme ! En effet, lorsqu’il est question d’aller chasser, chaque avis compte au sein de la meute. Et pour qu’aucune voix dans le groupe ne soit oubliée, les lycaons éternuent.

*bruit d’éternuement*

Et hop, a voté !

Cela reste quand même à nuancer puisque lorsque c’est un mâle alpha qui propose d’aller chasser il ne suffit que de trois votes pour sceller l’affaire, alors que dans les rangs inférieurs, il faudra en général dix éternuements pour lancer une expédition.

Mais reconnaissons qu’il a quand même du mérite. Après tout, chez les lycaons, même les chefs demandent l’avis des autres avant de prendre une décision. Cette étonnante technique semble d’ailleurs incroyablement efficace, puisque 70% de leurs chasses se soldent par la capture d’une proie. 

Alors ? Pas si bête le lycaon !

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Musique :

Silly Intro et Freedom par Alexander Nakarada

Fairy Dance et African Drums par Rafael Krux

Accralate par Kevin MacLeod

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Bruitages : BBC



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Feb 17, 2021
Pourquoi les pandas se roulent-ils dans le caca ?
4:06

Pour ce premier épisode de Bêtes de Science, nous nous tournons vers l'un des animaux les plus célèbres au monde : le panda. Ou plus spécifiquement, le panda de Qinling, son cousin à taches brunes. Habitant des monts Qinling, en plein cœur de la Chine, ce drôle d'animal a développé une habitude pour le moins... surprenante : se rouler dans le crottin de cheval !

« Dégoûtant, » direz-vous, « tout bonnement repoussant ! » Et pourtant... pas si bête. Pourquoi ? Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce tout nouveau podcast, produit par Futura.


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Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie de la Boîte à Curiosités et pour ce premier épisode, on va s’intéresser à un comportement surprenant de l’un des animaux les plus célèbres au monde.


Vous connaissez le Panda géant ? Avec ses airs de gros nounours aux yeux cerclés de noirs, il a de quoi nous faire fondre. Mais c’est aussi le symbole des espèces menacées. La preuve, c’est même l'emblème de la fondation WWF. 

Nous avons manqué de douceur pour cet ours attachant que les légendes présentent comme un animal au grand cœur. Un cœur si grand qu'on raconte que c'est comme ça que des taches noires sont apparues sur la fourrure initialement d'un blanc immaculé du panda géant. Comme autant de traces de cendres laissées par leurs pattes essuyant leurs larmes à la mort d'un humain. Se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. Et se serrant dans les bras pour trouver du réconfort.

À le voir, avec son air débonnaire, assis là à mastiquer sans fin un bambou pourtant indigeste, une seule envie nous vient : lui faire un énorme câlin. Mais ne vous y trompez pas. L'animal a aussi ses petits défauts. Tiens, par exemple, il est un poil fainéant. Y compris lorsqu'il s'agit de séduire sa belle.

Pire encore – ou peut-être pas, selon les valeurs de chacun –, le panda géant semble avoir développé une étrange attirance pour … allez ! N'ayons pas peur des mots : le caca des autres. Et cette attitude est tellement rare chez les mammifères sauvages – qui préfèrent d’habitude s'en éloigner pour éviter des contaminations par des parasites – que des chercheurs ont voulu en savoir plus. Mais oourquoi diable les pandas géants aiment-ils tant se rouler dans le crottin de cheval ? En frotter et en étaler partout sur leur fourrure. Avec une préférence marquée, qui plus est, pour la fiente fraîche !

Ce qui leur a mis la puce à l'oreille, ce sont  les pandas de Qinling. Adeptes de la pratique, ces sympathiques créatures forment une sous-espèce rare dont les taches tirent sur le brun clair au lieu du noir.  Et, petit indice, ils ont pour habitude d’exhiber ce comportement lorsque les températures dans les montagnes où ils résident passent en dessous des 15°C… Alors, vous avez une idée de pourquoi ils font ça ? Mais si, vous chauffez… Littéralement !

En s'intéressant eux aussi de plus près au crottin de cheval (enfin je vous rassure hein, ils ne se sont pas roulés dedans) les chercheurs y ont trouvé deux substances intéressantes : le  bêta-caryophyllène et l'oxyde de caryophyllène . Celles-ci ont un super pouvoir : faire basculer, temporairement au moins, l'interrupteur de la sensation de froid sur « off ». Un atout bien pratique que les pandas géants avaient découvert  par l'expérience, en vivant aux côtés des chevaux parcourant depuis 1.000 ans les routes commerciales des monts Qinling. 

Eux qui, contrairement à leurs cousins les ours, n'hivernent pas, ont trouvé une solution tout aussi efficace pour lutter contre le froid : un revêtement 100% naturel qui fait office de chauffage. Nous sommes encore loin de nous inspirer de lui pour nous réchauffer l’hiver mais soyons honnêtes : pas si bête, le panda de Qinling !


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Silly Intro, Freedom et One Small Rover par Alexander Nakarada

Stalker par Rafael Krux

German Beauty, par Sascha Ende

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Feb 03, 2021
Bêtes de science, le teaser
0:36
Découvrez bientôt le nouveau podcast de Futura dédié à l'intelligence animale. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science ! Rendez-vous à partir du 3 février sur vos plateformes audio préférées !

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Jan 21, 2021